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 Livre Premier - Partie IV - La Fin des Temps

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aurelien87



Messages : 112
Date d'inscription : 30/10/2010

MessageSujet: Livre Premier - Partie IV - La Fin des Temps   Dim 31 Oct - 0:47

Table des matières :

I : Le rêve
II : Le château
III : L'église
IV : Le Jugement Divin
V : Les questions

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aurelien87



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MessageSujet: Re: Livre Premier - Partie IV - La Fin des Temps   Dim 31 Oct - 0:48



La fin des temps I : Le rêve


Moi, Ysupso d’Alexandrie, pieux croyant d’Egypte, vais vous décrire la révélation qui me fut faite en songe. Cela peut paraître étrange de considérer un rêve comme une véridique prémonition, mais la lecture de mes révélations vous montrera qu’il ne s’agit pas d’un rêve ordinaire. Je remercie d’ailleurs le Très Haut de m’avoir confié la divine mission de transmettre au monde Sa volonté.

Mon rêve commença par une douce lumière blanche. J’avais la sensation de me réveiller et, comme au petit matin, j’émergeais petit à petit de mon état léthargique. La lumière apporta, au fur et à mesure de mon réveil imaginaire, son lot de nuances. Je finis par voir un groupe d’être humains aux grandes ailes d’oiseaux, surmontés d’un anneau lumineux. Ils resplendissaient d’amour et de douceur. Leur regards étaient pleins de bonté et de tendresse.

J’avais en face de moi tous les humains qui, par leur sainte vie vertueuse, avaient accédé au statut d’anges. Sept d’entre eux dépassaient leurs compagnons par la sensation de bien-être que je ressentais en leur présence. Je reconnus sans difficulté les sept archanges bénis de Dieu: Georges, patron de l’amitié, Miguaël, patron de la conservation, Raphaëlle, patronne du don de soi, Gabriel, patron de la tempérance, Michel, patron de la justice, Sylphaël, patron du plaisir, et Galadrielle, patronne de la conviction.

Derrière eux, je voyais de vaste paysages idylliques. Tout resplendissait la beauté et donnait envie d’y rester pour l’éternité. Mais cela semblait bien vide. Je pouvais admirer les innombrables élus, peuplant le Paradis, sur le visage desquels s’affichait la béatitude. Voyant un tel bonheur emplir ceux qui avait vécu dans la vertu, je me réjouissais pour eux et espérait pouvoir les rejoindre.

Alors, j’entendis une voix dure et sereine me dire: “Ceux que tu vois ici sont ceux qui ont su gagner le Paradis, suivant la parole que J’ai confié à Aristote et à Christos. Mais sache que l’avenir ne sera pas aussi radieux pour tous”. Je compris que c’était Dieu Lui-même qui m’adressait ce divin message. Alors, les anges me laissèrent seul, en communion avec le Très Haut. “Regarde dans la flaque d’eau à tes pieds”, me dit-Il.

J’y vis alors un beau pays. La douce chaleur du soleil caressait les arbres des vergers, nourrissait les épis de blé, qui se dressaient, fiers, vers le ciel, et donnait tout son amour aux légumes, qui prospéraient. Plus loin, je pouvais voir les vaches paître placidement, accompagnées de moutons gardés par leur pâtre. L’agréable brise prêtait sa force au travail du meunier en faisant tourner les ailes du moulin.

La mer fournissait aux pêcheurs moult poissons, afin de les nourrir et exhalait ses senteurs rustiques mais si agréables à ceux qui savaient les apprécier. Au coeur de cette paisible vie, une ville, ceinte de murailles, fourmillait d’activité. Les artisans oeuvraient afin de fournir à la population tout ce dont elle avait besoin et les commerçants faisaient l’éloge de leur marchandises aux clients venant faire leur marché.

Les enfants jouaient, riant et courant le long des rues animées. Des tavernes sortaient des rires et des bruits de liquides que l’on versait dans les chopes. Un petit groupe était attroupé autour du maire, qui écoutait leurs interrogations et y répondait. Les cloches se mirent à sonner et nombre d’habitants sortirent de leurs maisons pour se rendre à la messe.

Ysupso


Citation :
Book of the end of time
Chapiter I - « The Dream »


1 I, Ysupso of Alexandria, Egypt, will describe to you the revelation that was made to me in a dream. It might appear strange to regard a dream as a veritable premonition, but the reading of my revelations will show you that this was no ordinary dream. I thank the Most High for having entrusted to me the divine mission of transmitting His will to the world.

2 My dream started with a soft white light. I had the urge to awake myself and, as in the early morning, I emerged gradually from my state of lethargy. The light brought, progressively with my imaginary alarm clock, its batch of nuances. I then saw a group of beings, human with the large wings of birds, surmounted by a luminous ring. They sparkled with love and gentleness. Their glances were full of kindness and tenderness.

3 I saw there with me all the human ones that, by their holy virtuous life, had reached the statute of angels. Seven of them exceeded their companions by the feeling of goodness that they emanated. I recognized without difficulty seven blessed archangels of God: George, owner of the friendship, Uriel, owner of generosity, Raphael, owner of conviction, Gabriel, owner of temperance, Michael, owner of justice, Selaphiel, owner of the pleasure, and Galadrielle, owner of conservation.

4 Behind them, I saw vast idyllic landscapes. Everything sparkled with great beauty and I wanted nothing more than to remain there for eternity. But it seemed quite empty. I could admire the innumerable elect, populating Paradise. On their faces was an expression of great bliss. Seeing such a happiness fill those that had lived in the virtue, I was delighted for them and hoped to be able to join them.

5 Then, I heard a hard yet serene voice to say to me: “Those which you see here are those which knew to gain the Paradise, according to the word which I entrusted to Aristotle and Christos. But know that the future will not be so radiant for all.” I understood that it was God Himself that addressed this divine message to me. Then, the angels left me in communion with the Most High. “Look into the pool of water at your feet,” He said to me.

6 I saw a beautiful country there. The soft heat of the sun cherished the trees of the orchards, nourished the ears of corn, which were drawn up, proud, toward the sky, and gave all its love to the vegetables, which thrived. Further, I could see the cows feeding placidly, accompanied by sheep kept safe by their shepherd. The pleasant breeze lent its force to the work of the miller while making the wings of the mill to turn.

7 The sea provided the fishermen with many fish, in order to nourish them and exhaled its rustic but so pleasant scents to those that could appreciate them. In the middle of this peaceful life, a city, girded about with walls, swarmed with activity. The craftsmen worked in order to provide to the population all that it needed and the tradesmen spoke in praise of their goods to the customers coming to market.

8 The children played, laughing and running along the animated streets. Taverns shook with the laughter and the noises of liquids that were poured into the tankards. A small group crowded around the mayor, who listened to their interrogations and answered. The bells were reflected to sound and great numbers of the inhabitants left their houses to go to the mass.


Ysupso

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aurelien87



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MessageSujet: Re: Livre Premier - Partie IV - La Fin des Temps   Dim 31 Oct - 0:50




La fin des temps II : Le château


Et c’est alors que l’horreur commença.

Le ciel s’assombrit, se chargeant de ténébreux nuages. Le tonnerre gronda, résonnant dans toutes les chaumières. Et la pluie se mit à tomber. Un déluge comme personne n’en avait vu jusqu’alors! Les bourrasques tourbillonnaient et la mer se fit si houleuse que je vis plusieurs pêcheurs disparaître sous les flots. Tous se mirent à l’abris, mais la pluie ne cessa plus de tomber.

Trois jours et trois nuits durant, elle travailla à réduire à néant tous les efforts des agriculteurs, qui voyaient, impuissants, leurs récoltes mourir. Les rues se transformaient en torrents. Tous le pays était gorgé d’eau. Et la mer frappait de tout son courroux contre la cité, détruisant les embarcadères, coulant même les bateaux les plus gros, et venant s’abattre contre la côte.

Puis, le ciel s’assombrit encore, étouffant totalement les rayons du soleil, et ne s’éclairait que par les éclairs dont le tonnerre raisonnait dans toutes les maisons où les gens se massaient, apeurés. La pluie se fit de plus en plus froide, se changeant en neige. Le gel acheva de détruire les récoltes et le vent glacial fouettait les maisons, où les gens, terrifiés, souffraient de la faim et de la soif sans oser dire un mot.

Alors, la neige la neige se changea en grêle. Celle-ci était composée d’énormes grêlons gros comme une balle de soule et durs comme la pierre. Ils frappèrent de toute leur force les solides murailles et les bâtiments de pierre. Les toits semblaient souffrir de ce traitement, mais s'efforçaient de résister. Cela ne suffit pas toujours, car nombre de maisons s’effondrèrent sur leurs infortunés habitants, dans des cris déchirants d’appel à l’aide qui se perdirent dans le bruit du cataclysme.

Mais le calvaire sembla prendre fin lorsque la grêle diminua, puis s’arrêta. Petit à petit, les gens sortirent de leur modestes abris et nombre d’entre eux, hagards, se dirigèrent vers le château, afin de trouver des réponses à leurs questions. Le curé et le duc s’adressèrent alors à la foule. Mais le discours du seigneur temporel fut interrompue par l’effondrement de la tour, qui l’écrasa sans autre forme de procès.

En effet, la terre s’était mise à trembler. Et le malheureux élu s’était trouvé sous la trajectoire verticale de l’énorme monument. Les gens se mirent à courir afin de rejoindre à nouveau leurs abris. Mais les faibles maisonnées s’effondraient les unes après les autres. Les rues s’ouvraient, des crevasses s’ouvrirent, dévorant de leurs crocs de terre les infortunés qui se faisaient prendre dans leur terrible piège. Les murailles, déjà ébranlées par la grêle, s’effondrèrent, apportant elles aussi leur lot de morts.

Toute la ville s’écroula ainsi peu à peu, laissant de nombreuses personnes aux prises avec la panique. Seule l’église avait survécu aux assauts des éléments déchaînés, le saint bâtiment semblant épargné par les éléments déchaînés. La terre s’arrêta de trembler et le calme se fit. Sans un mot, les survivants s’attroupèrent donc dans la maison du Très Haut. Le curé s’y trouvait. Il prêchait la repentance des fautes commises. Sa verve était d’or, mais on sentait dans sa voix l’angoisse que ses prières ne suffisent pas à les secourir. Mais tous écoutaient cependant le prêche du curé comme ils ne l’avaient jamais fait auparavant.

Ysupso


Citation :
Book of the end of time
Chapiter II - « The Castle »


1 And at this point in time the horror started.

2 The sky darkened, surmounted with dark clouds. The thunder roared, resounding in all the thatched cottages. And the rain started to fall. A flood as nobody had ever seen before rushed into the land! The gusts of wind whirled and the sea surged so mightily that I saw several fishermen disappear under the waters. Everyone thought then to take shelter, but the rain did not cease falling.

3 Three days and three nights, rain worked to reduce to nothing all the efforts of the farmers, who, impotent, saw their harvests die. The streets were transformed into torrents. All the land became gorged with water. And the sea struck with all its ire against the city, destroying the landing stages, ruining even the largest boats, and coming to fall against the coast.

4 Then, the sky darkened yet further, choking the rays of the sun completely, and lit only by the flashes whose thunder resonated in all the houses where the people massed, frightened. The rain became increasingly cold, changing into snow. Freezing completed the destruction of the harvests and the icy wind whipped the houses, where people, terrified, suffered from hunger and thirst without daring to say a word.

5 Then, snow changed into hail. This storm was made up of enormous hail large around as a bowl and hard as stone. They struck with all of their force into the solid walls and the stone buildings. The roofs seemed to suffer from this treatment, but endeavored to resist. This was not always enough, because many houses broke down on their unfortunate inhabitants, their cries for assistance lost in the noise of the cataclysm.

6 But the martyrdom seemed to end when the hail decreased, then stopped. Gradually, people left their modest shelters and a number of them, haggard, moved toward the castle, in order to find answers to their questions. The priest and the duke addressed then the crowd. But the speech of the duke was stopped by the collapse of the tower, which crushed him without mercy or hope of appeal.

7 Indeed, the ground had started to tremble. And the unhappy official had been standing in the path of the enormous monument. People thought then to run to re-enter their shelters. But the weakened houses broke down, one after another. The streets collapsed, opened into a multitude of cracks, devouring into the ground the unfortunate ones that had fallen into their terrible trap. The walls, already shaken by hail, broke down, bringing also their own batch of deaths.

8 The entire city collapsed thus little by little, leaving many people to rush about in panic. Only the church had survived the attacks of the unleashed elements; the saintly building seeming spared from the disaster. The ground stopped trembling and calmed. Without a word, the survivors thus arranged themselves in the house of God. The priest was there. He preached on repentance from sin. His liveliness was of gold, but one felt in his voice the anguish that his prayers were not enough to help them. But all listened to the sermon of the priest as they had never listened before.


Ysupso

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aurelien87



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MessageSujet: Re: Livre Premier - Partie IV - La Fin des Temps   Dim 31 Oct - 0:51




La fin des temps III : L'église


Le vent battait sur les flancs de l’église, faisant frémir toute sa structure. Le ciel, ténébreux et glacial, était emplis de menaçants nuages aux proportions herculéennes. Tout autour du saint bâtiment, la foudre déchirait l’air, bientôt suivie par son complice, le tonnerre, dont le grondement résonnait dans les coeurs terrifiés des ouailles.

Le curé les encourageait à la prière. Il n’avait de cesse de leur rappeler qu’ils n’avaient rien à craindre si ils gardaient dans leur esprit les paroles divines révélées par le prophète Aristote et par Christos, le messie. La pureté de sa foi le poussait à encourager ses auditeurs à faire pénitence de leur fautes. Et il répétait sans cesse qu’il était temps d’entendre en confession ceux qui avaient des péchés à leur actif. Mais personne ne l’écoutait plus, la terreur prenant le pas sur la raison, et tous regardaient à présent à travers les vitraux de l’église.

C’est alors que la troisième calamité s’abattit sur eux. Le vent redoubla d’intensité, changeant le vent en bourrasques et les bourrasques en tempête. Le cataclysme atteignit son paroxysme lorsqu’une terrible tornade vint investir le saint bâtiment. Celle-ci brisa les vitraux de l’église, venant emplir le saint bâtiment de son souffle glacial. Les morceaux de verre teint retombèrent en une pluie de lames aiguisées sur les infortunés qui se trouvaient en-dessous.

La tornade propulsa les bancs contre les murs, ce qui les fit voler en éclats. Elle renversa les ouailles, qui se percutèrent les uns les autres. Elle fit s’effondrer les statues du haut de leur piédestal, en les brisant en mille morceaux. Les lourdes et imposantes portes de l’église étaient vieilles de plusieurs siècles. Elles avaient connu les affres du temps sans jamais faire montre de la moindre faiblesse. Mais la tornade les fit s’envoler comme des fétus de paille.

Le bruit de la tempête couvrait les exhortation à la prière du curé. Celui-ci s’interrompit alors lorsqu’il vit un jeune enfant à terre. Une poutre énorme menaçait de s’abattre sur lui. Le curé se jeta alors sur lui et poussa l’enfant de la trajectoire du monstre de bois. Ce sacrifice s’avéra malheureusement inutile, car le bâtiment tout entier s’effondra sur ses habitants, dont seuls quelques survivants parvinrent à s’échapper.

Ceux-ci ne furent pas les plus chanceux, car ils eurent enfin le malheur d’assister à la dernière des calamités. La ville n’était plus qu’un champ de ruines au sol craquelé, la mer était déchaînée sous un ciel d’encre fendu par les éclairs, les champs, les pâturages et les vergers étaient noyés et seuls quelques arbres tenaient encore plus ou moins debout.

Les survivants virent alors ces derniers s’embraser. Ils crièrent de toutes les forces qui leur restaient. Le vent, jusqu’alors glacial, s’embrasa en un véritable bûcher à ciel ouvert. Les nuages rougirent, reflétant les flammes qui baignaient le pays. Celles-ci dévoraient tout ce qui avait survécu en un gigantesque brasier. Les infortunées personnes qui avaient survécu aux trois autres calamités hurlèrent de douleur quand le brasier détruisit leurs chairs, ne laissant plus rien de leurs corps.

Ysupso


Citation :
Book of the end of time
Chapiter III - « The Church »


1 The wind beat on the sides of the church, making its structure quiver. The sky, dark and icy, was filled with threatening clouds of Herculean proportions. All around the church, the lightning tore the air, followed soon by its accomplice, the thunder, which resounded in the terrified hearts of the flocks.

2 The priest encouraged the flock with his prayers. He never stopped reminding them that they did not have anything to fear if they kept in their spirit the divine words revealed by the Prophet, Aristotle, and the Messiah, Christos. The purity of his faith pushed him to encourage his listeners to make penitence for their sins. And he repeated unceasingly that it was time for those whose souls were choked with sin to make their confessions. But nobody listened to him any more, terror trampling on their reason, and all looked out now through the stained glass windows of the church.

3 At this point in time the third calamity fell down on them. The wind redoubled intensity, changing the wind into gusts and the gusts into storms. The cataclysm reached its climax when a terrible tornado assaulted the church building. This one broke the stained glass of the church, coming to fill up the building with its icy breath. The pieces of coloured glass fell down in a rain of sharpened blades on the unfortunate ones which were below.

4 The tornado propelled the pews against the walls, breaking them into pieces. It reversed the flock, who, struck out one against the others. It broke down the statues from the tops of their pedestals, shattering them in thousands of pieces. The imposing doors of the church were several centuries old. They had known the pangs of time without ever giving signs of the least weakness. But the tornado made them fly away like wisps of straw.

5 The noise of the storm covered the exhortations and the prayers of the priest. He stopped then when he saw a young child fallen to the ground. An enormous beam threatened to fall down and crush the child. The priest threw himself on him and pushed the child out of the path of the falling timber. This sacrifice proved unfortunately useless, because the entire building broke down on its inhabitants, from which only some few survivors managed to escape.

6 These were not the luckiest, because they had finally the misfortune to witness the last of the calamities. The city was no more, one field of ruins on the cracked ground. The sea was unchained under a sky of ink split by the flashes, the fields, the pastures and the orchards were drowned and only a very few trees held still more or less upright.

7 The survivors saw then the latter burst out into flames. They cried out with all the energy that remained to them. The wind, hitherto icy, blazed up instantly to painful heat under the open sky. The clouds reddened, reflecting the flames that bathed the country. Fire devoured all that had survived in a gigantic blazing inferno. The unfortunate people who had survived the three other calamities howled in pain when the blazing inferno destroyed their flesh, leaving nothing whatsoever of their bodies.


Ysupso


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aurelien87



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MessageSujet: Re: Livre Premier - Partie IV - La Fin des Temps   Dim 31 Oct - 0:51



La fin des temps IV : Le Jugement Divin


Je levai les yeux de la flaque d’eau où toutes ces images horribles venaient de s’offrir à mes yeux. Je tremblais de toute mon âme, les cris de souffrance des pauvres victimes de ces quatre calamités résonnant encore dans mon coeur. Je pleurais de chaudes larmes, tant était horrible le sort de ces pauvres malheureux.

Alors, Dieu, d’une voix douce et apaisante, me dit: “Vois, comment risque de finir le monde que tu aimes tant. Il sera détruit par l’eau, la terre, le vent et le feu. Mais n’aies crainte, car si vous vous montrez vertueux, vous pourrez éviter ces inutiles souffrances. Et que ceux qui vivent dans la vertu ne s’inquiètent pas, car jamais Je n’oublie ceux qui M’aiment.”, me dit le Très Haut. Je vis en effet les nuages s’en aller, les vents se calmer, les flammes mourir. Mais la terre trembla de plus belle.

Et les hommes et les femmes qui avaient vécu les atrocités que j’avais pu voir dans la flaque sortir du monde en volant. Ils étaient innombrables, debout les uns près des autres, tels une mer d’humains. Malgré le temps indéfinissable qu’ils avaient attendu sous terre, ils avaient l’air de retrouver une nouvelle jeunesse. Ils s’envolèrent en un magnifique nuage d’êtres venant rejoindre leur Créateur.

Derrière eux, je vis le monde, gigantesque boule de matière. Tous les humains l’avaient quitté. Sa surface se mit à se craqueler, des flammes titanesques surgissant des crevasses ainsi formées. Puis, le monde tout entier s’embrasa. Il illuminait les autres astres d’une puissante lumière rouge. Enfin, dans une incommensurable explosion, il acheva la mission que Dieu lui avait confié.

Les humains s’installèrent le long de des étoiles, sur ce que l’on appelle la voie lactée. Ils s’organisèrent alors en une file qui semblait interminable. Certains avaient l’air heureux d’attendre le Jugement Divin, d’autres versaient de chaudes larmes, regrettant de n’avoir pas su écouter les paroles divines transmises par le prophète Aristote et Christos, le messie. Les anges attendaient patiemment les humains sur le soleil. Et sur la lune, les démons crachaient leurs haine à la face des futurs jugés.

Et Dieu me parla: “Vois. Ces hommes et ces femmes qui sont maintenant unis dans l’attente du jugement de leur âme. Je vous ai faits aspirant à la vertu et J’ai fait celle-ci de telle manière que si l’un d’entre vous la pratiquait, elle se communiquerait aux autres.” Je reconnaissais là l’enseignement d’Aristote et les paroles de Christos! “Il y avait un but à cela, ajouta-t-il, Me servir, M’honorer et M’aimer, mais aussi vous aimer les uns les autres. Je suis la main invisible qui guide vos pas, mais nombre d’entre vous se sont détournés de Ma Parole.”

“Vous êtes jugés un à un lorsque vous mourrez, mais cela ne sera pas toujours le cas. En effet, j’ai laissé la créature à laquelle Je n’ai pas donné de nom prouver ses dires selon lesquels c’est au fort de dominer le faible. Si, encore une fois, vous vous détournez de Moi en trop grand nombre, ce que tu as vu dans la flaque s’accomplira. Si vous oubliez à nouveau l’amour que J’ai pour vous et que vous ne m’aimiez plus à nouveau, cela sera vérité. Si Ma parole, révélée par Aristote et Christos n’est plus écoutée, Je détruirai le monde et la vie, car l’amour n’en sera plus le sens. Alors, prend garde à ne pas laisser Ma parole se perdre dans les gouffres de l’oubli.”

Voilà pourquoi je vous révèle cela. La vertu doit guider chacun de nos pas. Chacun doit la transmettre à son prochain. Telle est la Parole de Dieu. Ne vous échappez pas de la sage voie de sa main, ou viendra le jour où le monde disparaîtra et où nous seront tous jugés!

Ysupso


Citation :
Book of the end of time
Chapiter IV - « Divine Judgement »


1 I raised my eyes from the pool where all these horrible images had been just offered to my eyes. I trembled, the cries of suffering from the poor victims of these four calamities resonating still in my heart. Hot tears flowed openly down my face, so horrible was the fate of these unhappy poor.

2 Then, God, in a voice soft and alleviating, said to me: “See how horrible will be the end of the world which you like so much. It will be destroyed by water, earth, wind, and fire. But do not fear, because, if you are virtuous, you will be able to avoid these useless sufferings. And those which live in the virtue need not worry, because never do I forget those who love Me. ” I saw the clouds indeed go away, the winds become calm, and the flames to die. But the ground trembled further, revealing a beautiful sight.

3 The men and the women who had lived through the atrocities I had seen in the puddle pool left the world, flying. They were innumerable, each one crowded by necessity next to the other, a veritable sea of humanity. In spite of an indefinable time that they had waited under the ground, they seemed to find a new youth. They flew away in a splendid cloud of beings coming to join their Creator.

4 Behind them, I saw the world, a gigantic ball of matter. All the humans had left it behind. Its surface cracked, the titanic flames emerging from the cracks thus formed. Then, the entire world blazed up. It illuminated the other stars in a powerful red light. Lastly, in an incommensurable explosion, it completed the mission that God had entrusted to it.

5 The human ones were installed along the stars, on what one calls the Milky Way. They were organized then in a file that seemed endless. Some seemed happy to await the Divine Judgement, others poured heated tears, regretting not having known to listen to the divine words transmitted by the Prophet Aristotle and Christos, the Messiah. The angels patiently awaited the human ones on the sun. And, on the moon, the demons spat their hatred with the face of a doomed future.

6 And God spoke to me: “See. These men and these women are now in waiting for the judgement of their hearts. I made you to aspire to the virtue and I did this in such a way that if one among you so practised, it would be communicated to the others.” There I recognized the teaching of Aristotle and the words of Christos! “There has always been this goal,” He added, “to serve, honour and to love Me, but also to love each other. I am the invisible hand which guides your steps, but a number among you were diverted from My Word.”

7 “You are judged one by one when you die, but that will not always be the case. Indeed, I left the creature that I did not name to prove his statement that the strong should dominate the weak. If, once again, you are diverted to Sin in great numbers, that which you saw in the pool of water will come to pass. If you forget again the love that I have for you and, through this, cease to love Me, it will all happen as you have seen. If My Word, revealed by Aristotle and Christos is not heeded any more, I will destroy the world and its life, because the love will not be any more. So, take guard not to let My Word lose itself in the pits of the lapse of your memory.”

8 For this reason I have revealed all this to you. The virtue must guide each one of your steps. Everyone must transmit the virtue to their descendants. Such is the Word of God. You do not escape from the wise way of His hand, or the day will come when the world will disappear.


Ysupso


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aurelien87



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MessageSujet: Re: Livre Premier - Partie IV - La Fin des Temps   Dim 31 Oct - 0:52



La fin des temps V : Les questions


Mais nombre de questions n’avaient pas encore trouvé de réponse. Je demandai à Dieu si Il voulait bien éclairer ma lanterne et, dans Sa grande miséricorde, Il accepta.

Je Lui demandai: “Quand serons-nous jugés? Quelles seront les peines et les récompenses que nous aurons?” Il me répondit: “J’ai décidé, lorsque J’ai fais des humains Mes enfants, de leur faire le plus beau des cadeaux: J’ai fais de tous vos esprits des âmes, vous permettant de gagner le Paradis si vous suivez les enseignements d’Aristote et de Christos, mais vous punissant des Enfers si vous vous détournez du chemin qu’ils ont tracé. Vous êtes en cour de jugement tout au long de votre vie. Chaque pensée, chaque parole et chaque action influent sur Ma décision finale. Lorsque chacun de vous meurt, Je décide de votre destination éternelle. Selon que vous avez été vertueux ou pécheur, vous rejoignez les rangs des élus ou des damnés.”

Je Lui demandai ensuite: “Mais à quoi ressembleront les humains qui accéderont au soleil ou à la lune? Ne serons-nous que de purs esprits? Que deviendront nos corps? Que sont ces anges et ces démons?” Il me répondit: “Le corps ne peut vivre sans l’esprit et l’esprit sans le corps, car J’ai fait de la vie l’union de ces deux états. Lorsqu’un humain accède au Paradis ou à l’Enfer, le corps qu’il avait sur le monde est abandonné pour nourrir la vie et un nouveau corps lui est donné en échange. Celui-ci est à l’image de l’esprit de l’humain: il en représente soit la beauté soit la laideur. Les anges sont ceux qui, par leur sainteté, ont obtenu un corps si parfait qu’ils me secondent dans le soleil. Les démons sont ceux qui ont tant vécu dans l’erreur que leur corps n’est qu’horreur et bestialité.”

Je Lui demandai encore: “Le baptême est le sacrement qui consacre l’entrée d’un humain dans la communauté des croyants. Sans ça, il n’y a pas d’accès au Paradis possible. Mais que deviennent les pauvres enfants dont la vie s’achève avant qu’ils aient la chance d’être baptisés?” Il me répondit: “Je vous ai fait élus à votre naissance, car vous tendez naturellement vers Moi. Ce sont vos péchés qui vous détournent de Ma divine perfection.”

“Le baptême permet à la vertu de racheter le péché, permet à l’amour de vaincre l’acédie. Un vertueux qui n’est pas baptisé ne se verra pas effacer ses fautes, car Je n’ai pas béni son entrée dans la communauté de Mes fidèles. Mais ne crois pas que le fait d’être baptisé t’autorise à pécher sans vergogne. Ce sacrement n’est que le moyen de vivre dans la vertu. Mais tous ceux qui n’ont pas été baptisés, qu’ils soient enfants ou adultes, si ils n’ont absolument jamais péché, pourront de même accéder au Paradis.”

Je Lui demandai enfin: “La Fin des Temps aura-t-elle forcément lieu?” Il me répondit: “Non, Je déciderai de détruire le monde si les humains s’abandonnent tant dans le péché qu’ils ont fini par donner raison à la créature à laquelle Je n’ai pas donné de nom. Sache que l’avenir du monde ne dépend que de votre vertu. A vous de respecter la parole que j'ai transmise à Aristote et Christos car, si vous vous comportez comme les habitants d’Oanylone, votre vice liera le sort du monde que vous aimez tant.”

Alors, Dieu me dit que le temps était venu que je retourne chez moi, que mon rêve se finisse, et que je me réveille. Soulagé d’avoir tant appris de Dieu Lui-même, je retournai donc à mon lit douillet, où je me réveillai. Encore troublé par ces révélation, j'entreprit de coucher par écrit ce message de Dieu Lui-même.

Ysupso


Citation :
Book of the end of time
Chapiter V - « Questions »


1 But many questions had not yet been answered. I asked God if He would enlighten me further, and, in His great mercy, He accepted.

2 I asked Him: “When will we be judged? What will be the sorrows and the rewards which we will have?” He answered me: “I decided, when I made the humans My children, to make them the most beautiful of gifts: I have made of all your spirits eternal souls, allowing you to gain Paradise if you follow the lessons of Aristotle and Christos, but punishing you in Hell if you are diverted from the ways which they traced. You are in My court of judgement throughout your lives. Each thought, each word and each action influences My final decision. When each one of you dies, I decide your eternal destination. According to whether you were virtuous or a sinner, you join the rows of the elect or of the damned.”

3 I asked Him then: “But what will the human ones resemble, those who reach the sun or the moon? Will we be only of pure spirits? What will become of our bodies? What are these angels and these demons?” It answered me: “The body cannot live without the spirit and the spirit without the body, because I made life the union of these two states. When a human reaches Paradise or Hell, the body that it had on the world is abandoned to nourish the life on Earth and a new body is given to him in exchange. This one is commensurate with the image of the spirit of the human it is given to: it represents either the beauty of it or the ugliness. The angels are those that, by their holiness, obtained a body so perfect that they may assist me in the sun. The demons are those which lived so much in the sin that their bodies are only horror and beastliness.”

4 I still asked Him: “The baptism is the sacrament which devotes the entry of a human into the community of believers. Without this, there is no access to the possible Paradise. But what becomes of the poor children whose life is completed before they have the chance to be baptized?” And He answered me: “I made you of the elect with your birth, because you tend naturally toward Me. It is your sins which divert you from My divine perfection.”

5 “The baptism makes it possible for the virtue to repurchase the sin; makes it possible for the love to overcome the apathy. The virtuous one who is not baptised will not be erasing his faults, because I did not bless his entry into the community of My faithful. But do not believe that the fact of being baptised authorises you to sin without shame. This sacrament is only the means of living in the virtue. But all those which were not baptised, whether they are children or adult, if they absolutely never sinned, will be able in the same way to reach the Paradise.”

6 I asked Him finally: “Will the End of time take place inevitably?” He answered me: “No, I will decide to destroy the world if the human ones are given up as much in the sin as they ended up before, giving reason to the creature to which I did not give a name. Know that the future of the world depends only on your virtue. You must respect the Word which I transmitted to Aristotle and Christos, because, if you behave like the inhabitants of Oanylone, your vice will bind the fate of the world which you like so much.”

7 Then, God said to me that the time had come that I return home, that my dream was finished, and that I should awake. Relieved to have learned so much from God Himself, I thus returned to my soft bed, where I awoke. Still disturbed by these revelations, I wrote this message from God in the words that He had given me to do so.


Ysupso


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