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 Livre Premier - Partie III - L'Eclipse

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aurelien87



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MessageSujet: Livre Premier - Partie III - L'Eclipse   Dim 31 Oct - 0:38

Table des matières :

I : La lune
II : Le brouillard
III : La plaine
IV : Les galeries
V : Le pic
VI : Le soleil
VII : Le Paradis
VIII : La résurrection
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aurelien87



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MessageSujet: Re: Livre Premier - Partie III - L'Eclipse   Dim 31 Oct - 0:39




L’éclipse I : La lune


L’histoire que je vais vous raconter peut sembler surprenante, mais, lorsque vous l’aurez lu, vous saurez qu’il y a en elle beaucoup de vérité.

Un jour qu’il faisait beau, je me promenais avec mon chien le long de petits chemins ondulant entre les champs. Je venais de manger et me cherchais un petit coin agréable où faire ma sieste. En cet après-midi de mai, le ciel était d’un bleu pur, vierge de tout nuage. Les oiseaux chantaient et mon chien courait à travers les blés, poursuivant de petits animaux bien plus rapides que lui. Il aboyait de toutes ses forces dans sa course-poursuite perdue d’avance.

La journée semblait belle, mais la présence de la lune dans le ciel en plein jour m’inquiétait. Alors que le soleil était le lieu destiné à accueillir les justes après leur jugement, la lune était le futur lieu de supplice des pécheurs. Le premier était surnommé Paradis, alors que la seconde était appelée Enfer. Le rapprochement de ces deux astres divins en pleine journée ne pouvait qu’être annonciatrice de grands malheurs.

Je me baissais pour admirer une petite fleur des prés, mais l’obscurité était telle que je ne pouvais plus la distinguer. L’obscurité, me dis-je? Comment pouvait-il y avoir la moindre obscurité pendant une si belle journée, alors que le soleil était à son apogée? Je levai les yeux au ciel et fut saisi d’horreur: la lune masquait maintenant le soleil, empêchant la divine lumière, source de vie, d’éclairer le monde. Seul un sinistre halo couleur de feu, ceignant l’astre de nuit, témoignait encore de la présence de l’astre de jour.

Mon chien s’arrêta d’aboyer. Je me dis, pour me rassurer, qu’il ne s’agissait que d’un de ces événements cosmiques dont les anciens avaient régulièrement gardé trace, et que cela allait finir bientôt. Mais je n’en étais pas convaincu. Le halo de feu donnait à cet éclipse une atmosphère angoissante. Mais il finit par disparaître quand le lune acheva sa conquête du soleil. Il faisait un noir d’encre. Même les étoiles avaient décider de s‘éclipser. C’est alors que la lune décida de contrevenir aux règles de la physique.

Je la vis se colorer de diverses teintes. Au centre de ce disque d’obscurité, des taches de couleurs se mouvaient, comme des oiseaux virevoltant dans le ciel. Elles semblaient livrer batailles, se mêlant les unes aux autres, puis se séparant brusquement. Le mauve se jetait sur le bleu, qui esquivait le turquoise, alors que le vert fuyait le rouge, lui-même poursuivit par le jaune. Puis, les taches calmèrent leurs ébats. Je ne pouvais pas quitter la lune des yeux, alors que je voyais les couleurs se répartir la surface de l’astre de nuit, en un tout enfin ordonné.

Elles restèrent ainsi tout une éternité, alors que mon chien geignait, caché dans le champ de blé. Puis, les taches de couleurs surgirent de la lune, telles des carreaux tirés par une arbalète. On aurait dit six rayons de lumières qui déchiraient le ciel en de longs traits colorés. Les couleurs se joignirent en un véritable arc-en-ciel qui vint s’abattre à mes pieds. J’avais devant moi un pont zébré de couleurs, formant une arche qui enjambait la distance qui me séparait de la lune.

Je la regardai alors et vit que le pont de couleurs y tombait en une véritable chute de lumière blanche. Je regardai ensuite à mes pieds et vit qu’ils étaient aspergés de la même douce lumière laiteuse. Les six rayons, accolés sur toute la longueur du pont, venaient à ses extrémités fusionner en une même blancheur.

Bien qu’étreint par une angoisse indescriptible, je décidai de poser le pied sur cet arc-en-ciel lunaire...

Sypous


Citation :
Book of the eclipse
Chapiter I - « The Moon »


1 The history that I will tell you may seem surprising, but, when you read it, you will know that there is much truth contained in it.

2 One day, when the weather was nice, I walked with my dog along small paths crossing between the fields. I had just eaten and sought for myself a small, pleasant corner to take my nap in. On this May afternoon, the sky was of a pure blue and devoid of any cloud. The birds sang and my dog ran through the corn, chasing after small animals much faster than him. He barked mightily and happily, though he had lost the race in advance.

3 The day seemed beautiful, but the presence of the moon in the sky in full day worried me. While the sun was the place intended to accommodate the virtuous after their judgement, the moon was the future place of torment of the sinners. The first was called Paradise, while the second was called Hell. The bringing together of these two divine stars in full day could only be heralding great misfortunes.

4 I bent down to admire a small flower of the meadows, but the sudden darkness was such that I could not see it. The darkness, I asked myself? How could there be any darkness during so beautiful a day while the sun was high in its apogee? I raised my eyes to the sky and was seized by horror: the moon masked the sun now, preventing the divine light, source of life, from reaching the world below. Only a small halo the colour of fire, girding the star of night, still testified to the presence of the star of day.

5 My dog stopped barking. I told myself, trying thereby to reassure myself, that it was only one of those regular cosmic events that the old ones had regularly kept track of, and which would soon be finished. But I was not convinced of it. The halo of fire gave to this eclipse a distressing atmosphere. But even this ended up disappearing when the moon completed its conquest of the sun. It covered the sky all around in blackness like ink. Even the stars gave way to this strange eclipse. At this point in time the moon decided to breach the rules of physics.

6 In the centre of this disc of darkness, spots of colour were floating, like birds circling in the sky. They seemed to fight battles, mixing one with the other then separating abruptly. The mauve was thrown on the blue, which dodged toward the turquoise, whereas the green fled the red, itself assaulted by the yellow. Then the spots calmed their frolicking. I could not stop looking at the moon above, where I saw the colours being distributed upon the surface of the star of night, finally ordered in a coherent whole.

7 They remained thus for a whole eternity, while my dog whined and hid himself in the cornfield. Then, the spots of colour emerged from the moon, like the squares drawn by a crossbow. One would have said six rays of lights tore through the sky in long coloured fingers. The colours joined in a true rainbow that fell down at my feet. I saw in front of me a streaked bridge of colours, forming an arch that spanned the distance separating me from the moon.

8 I looked at it then and saw that the bridge of colours fell there in a true fall from white light. I looked then at my own feet and saw that they were sprinkled with the same soft milky light. The six rays, coupled over the entire length of the bridge, came at their ends to join together in the same whiteness.

9 Although gripped by an indescribable anguish, I decided to set my foot on this lunar rainbow.


Sypous


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aurelien87



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MessageSujet: Re: Livre Premier - Partie III - L'Eclipse   Dim 31 Oct - 0:40



L’éclipse II : Le brouillard


Je marchai donc sur un pont rayé de six couleurs, en destination de la lune, sous un ciel d’encre vide de toute étoile. Le trajet me sembla durer une éternité. Mais, alors que je commençais à désespérer de la distance qui me restait à parcourir, je perdis l’équilibre. En effet, les bandes de couleurs qui constituaient le pont que je traversais se mêlèrent en une seule et unique lumière blanche. Celle-ci, telle de l’eau, s'abattait sur la surface de la lune en une cascade laiteuse. Je m’effondrai pathétiquement au sol et, fortement agacé, me relevai, essuyant la poussière de mes vêtements.

Tout autour de moi, je voyais un brouillard blanchâtre peu engageant. Il faisait chaud et moite au sein de cet air dense et irrespirable. J’essayais d’avancer mais mes mouvements était lents et maladroits, tant le brouillard semblait s’agripper à mon corps. Mes pieds s’enfonçaient dans le sol mou et visqueux. J’en venais à souhaiter que le vent se lève afin de disperser cette gangue crémeuse qui m’entourait. Mais ce lieu me donnait l’impression de ne pas avoir connu la moindre brise depuis la nuit des temps. C’était la même atmosphère moite qui régnait depuis. Je me croyais dans un tombeau.

C’est alors que je sentis une longue langue me lécher le torse. Paralysé par la terreur, je m’immobilisai. Regardant autour de moi, je discernai enfin des formes. Elles étaient innombrables et ressemblaient fort peu à des êtres humains. L’une d’elles, de taille gigantesque se dressa face à moi, et je pus en détailler la laideur. Entièrement nu, ce démon avait une peau lisse, gorgée de sueur, et des jambes arquée, entre lesquels les attributs de la masculinité s’affichaient sans pudeur. Je vis également que sa poitrine portait les attributs de la féminité. J’espérais découvrir un visage humain, mais, à la place, se trouvait une gueule semblable à celle d’un serpent, de laquelle sortait une longue langue dressée vers moi.

Le monstre me dit: “ Je suis Asmodée, Prince de la Luxure. Raphaëlle, Archange de la Conviction, est mon opposée. Celui qui se complaît dans l’abus des choses de la chair et dans le nihilisme le plus total vient rejoindre les rangs de mes damnés.” Je ne savais pas quelle réponse donner à une si horrible créature, mais elle n’en attendait pas et s’écarta de mon chemin. C’est alors que je vis un long couloir creusé dans le dense brouillard. Je ne me fis pas prier pour l’emprunter et ainsi échapper à ces bêtes luxurieuses. Le sol était de moins en moins pâteux et devenait de plus en plus sableux. La couleur blanchâtre laissait peu à peu la place à une sombre lueur turquoise.

Au bout d’un temps indéfinissable, j’accédai à une gigantesque grotte. Des piliers titanesques soutenaient sa voûte, que j’avais du mal à discerner, étant donnée sa hauteur. Un lac aux dimensions homériques emplissait les lieux. Son liquide, qu’aucune onde ne venait troubler, irradiait d’une sombre lueur turquoise, colorant ainsi toutes les roches environnantes. Aucune vie ne semblait pouvoir se maintenir en ces lieux. Quelle ne fut pas ma surprise quand je vis, parmi les roches qui s’entassaient le long de la berge des formes obscures se lever. Leurs mouvements étaient lents, maladroits, et peu affirmés.

Elles semblaient devoir faire un effort surhumain pour entrer en mouvement. Je les voyais toutes pleurer leur état déliquescent et amorphe. C’est alors qu’une gerbe de liquide turquoise surgit de lac surface du lac. Une énorme créature à la peau écailleuse et à la longue queue de lézard surgit du liquide. Surmontant une mâchoire titanesque, deux petits yeux d’émeraude me fixaient. Elle me dit: “ Je suis Belial, Prince de l’Orgueil. Miguaël, Archange du Don de soi, est mon opposé. Celui qui a le sentiment de pouvoir vivre hors de la communauté, ou d’être capable d’atteindre le statut de divin, vient rejoindre les rangs de mes damnés.”

Sypous


Citation :
Book of the eclipse
Chapiter II - « Fog »


1 I thus walked on a striped bridge of six colours with its destination the moon, under an empty sky of inky blackness with no star to be seen. The journey seemed to me to last an eternity. But, when I started to despair of the distance that remained yet to be traversed, I lost balance. Indeed, the bands of colours that constituted the bridge that I crossed mixed into a single white light. The bridge, like water, fell down on the surface of the moon in a milky cascade. I fell down pathetically to the ground and rose, strongly aggravated, brushing the dust from my clothing.

2 I saw a pallid fog hanging all around me. The weather was hot and moist within this dense and unbreathable air. I tried to advance, but my movements were slow and awkward, since much the fog seemed to be clutched to my body. My feet sank deeply into the soft and viscous ground. I came to wish that the wind would rise in order to disperse this creamy mist that surrounded me. But this place gave to me the impression not to have known the least breeze since the beginning of time. It was the same moist atmosphere that had reigned ever since. I believed myself in a tomb.

3 At this point in time, a long tongue flicked across my chest. Paralysed by terror, I froze in position. Looking around me, I was finally able to distinguish forms. They were innumerable and resembled human beings very little. One of them, of gigantic size, drew itself close to me, and I cannot describe in detail the ugliness of it. Entirely naked, this demon had smooth skin, a mouthful of sweat, and arched legs between which the attributes of masculinity were posted without decency. I also saw that its chest carried the attributes of femininity. I hoped to discover a human face, but in its place was a mouth similar to that of a snake, with a long tongue drawn up toward my left side.

4 The monster said to me: “I am Asmodeus, Prince of Lust. Raphaella, Archangel of Conviction, is my opposite. Those who take pleasure in abusing the things of the flesh and in the most total nihilism come to join the rows of my damned.” I did not know what to say to so horrible a creature, but it did not expect any response and departed from me. At this point in time I saw a long corridor dug into the dense fog. I immediately began to move along it, seeking to escape these lustful animals. The ground was less and less pasty and became increasingly sandy. The pallid whitish colour left little by little, giving its place to a dark turquoise gleam.

5 At the end of an indefinable time, I reached a gigantic cave. Titanic pillars supported its vault, which I had no difficulty to distinguish, given its great height. A lake of Homeric dimensions filled up every conceivable space. Its liquid, which no wave came to disturb, radiated a dark turquoise gleam, thus colouring all the surrounding rocks. No life seemed to be maintained in these places. I was no longer too surprised to see, among the rocks that piled up along the bank, obscure forms begin to rise. Their movements were slow, awkward, and not very marked.

6 They seemed to have to make a superhuman effort to move at all. I heard them all bemoaning their decadent and amorphous state. At this point in time, a sheaf of turquoise liquid emerged from the lake surface. An enormous creature with the scaly skin and the long tail of a lizard emerged from the liquid. Surmounting a titanic jaw, two small eyes of emerald fixed me. It said to me: “I am Belial, Prince of Pride. Uriel, Archangel of Generosity, is my opposite. Those who believe themselves able to live outside of the community, or to be able to reach the status of the divine, come to join the rows of my damned.”


Sypous

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aurelien87



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MessageSujet: Re: Livre Premier - Partie III - L'Eclipse   Dim 31 Oct - 0:41




L’éclipse III : La plaine


Belial retourna dans les eaux stagnantes turquoises, qui retrouvèrent leur inquiétante surface lisse. Je remarquai alors une petite barque sur la rive. Comment avais-je pu ne pas la voir avant? Je la pris, ne voyant aucun des êtres amorphes s’y opposer. Je ramai alors pendant des heures, les gigantesques piliers de roche se succédant les uns aux autres. J’avançai de plus en plus vite, mais la joie que cela m’apportait fut vite changée en horreur lorsque je me rendis compte que ce n’était que parce que j’étais aspiré dans un tourbillon. Ne pouvant m’y soustraire, je tombai alors au fond de cet orifice.

Lorsque je me réveillai, le corps endolori, je vis autour de moi un sombre couloir. Le sol était recouvert d’un tissu doux et chaud, dont la couleur mauve faisait ton sur ton avec les améthystes qui composaient les murs. Je décidai de suivre cet étrange pièce. Tout au long de mon trajet, je pouvais admirer des tas gigantesques d’or, d’argent et de bijoux le long des murs. Des mets délicieux exhalaient leurs appétissantes senteurs. Des hommes et des femmes aux corps magnifiques se pavanaient devant moi. Mais je vis surtout de nombreuses personnes, assises, qui dévoraient des yeux ce formidable luxe.

Je me demandai pourquoi ils ne s’appropriaient pas ce qui s’offrait à eux, mais je compris bien vite. Un des damnés prit une pièce d’or, mais la relâcha de suite dans un hurlement de douleur. Ces maudits étaient condamnés à convoiter un tel luxe sans jamais pouvoir en profiter. C’est alors que j’entendis un bruit d’ailes et je vis se poser devant moi une créature herculéenne aux grandes ailes de chauve-souris et à la peau couleur d’améthyste. Elle me dit: “Je suis Satan, Prince de l’Envie. Michel, Archange de la Justice, est mon opposé. Celui qui désire bénéficier des justes récompenses attribuées à autrui, ou qui convoite les biens ou le bonheur de son semblable, vient rejoindre le rang de mes damnés.”

Puis, sans rien ajouter d’autre, Satan reprit son envol. Je repris donc ma marche vers le bout du couloir, que je finis enfin par trouver. La sortie était une petite ouverture chapeautée par un arc-boutant de pierres noires, où étaient sculptés des crânes. J’hésitai à m’engager, mais je me souvins de ce qu’il y avait derrière moi et ne tint pas à y retourner. Je passai donc cette encablure de porte et me retrouvai face à une plaine qui s’étendait à l’infini. Sur mes côtés, je pouvais voir de grandes montagnes rouges circonscrivant avec précisions les limites de ce plat-pays.

Ce décor pouvait ressembler à un paysage terrestre, mais les montagnes et l’herbe étaient couleur de sang. Le soleil brûlait juste au-dessus de la plaine. Il emplissait la moitié du ciel et semblait être collé à la lune. Il se découpait dans une nuit étoilée qui semblait peser de tout son poids sur moi. Je remarquai un vertigineux pic bleu qui s’élevait au milieu de la plaine, qui atteignait le gigantesque astre de jour. A son pied se trouvait une grande construction de bois. Je décidai d’avancer, afin de rejoindre ce doigt de pierre pointé vers le haut. Mais, à mi-chemin, je compris que je ne pouvais l’atteindre.

En effet, tout autour du pic bleu, sur des centaines de lieues alentour, des milliers de damnés se battaient comme des forcenés. Ils n’avaient pas la moindre pitié les uns envers les autres. Chaque occasion était bonne pour arracher un membre à son adversaire. Lorsque les armes et les poings ne suffisaient plus, les dents prenaient le relais. Alors, sortant de la gigantesque mêlée un énorme taureau avança vers moi. En dessous de ses yeux injectés de sang, des flammes sortaient de ses narines. Il me dit: “Je suis Léviathan, Prince de la Colère. Gabriel, Archange de la Tempérance, est mon opposé. Celui qui s’abandonne à la haine de l’autre, ou qui de toutes ses forces tente de lutter contre sa condition vient rejoindre les rangs de mes damnés.”

Sypous


[quote]Book of the eclipse
Chapiter III - « The Plain »


1 Belial turned back and submerged itself in the stagnant turquoise waters, which returned to their worryingly smooth surface. I then noticed a small boat on the bank. How had I been able not to see it before? I took it, not seeing any of the amorphous beings opposed to my doing so. I rowed then for hours, the gigantic pillars of rock following one another, one after the other. I advanced more and more quickly, but the joy that this brought to me was quickly changed to horror when I realized that it was only because I was caught in a whirlpool. Not being able to withdraw myself from it, I fell then through the bottom of this opening.

2 When I awoke, my body sore and painful, I saw around me a dark corridor. The ground was covered with a soft, hot fabric, whose mauve colour was very much the same as the amethysts that composed the walls. I decided to follow this strange path. Throughout my way, I noted gigantic heaps of gold, silver and jewels along the walls. Delicious meats endowed the corridor with their appetizing scents. Men and women with splendid bodies paraded themselves in front of me. But I saw especially the many other people, debased, whose eyes devoured this formidable luxury.

3 I wondered why they were not taking what was offered to them, but I soon came to understand. One of the damned took a gold coin, but quickly, with a howl of pain, dropped it. These cursed souls were condemned to covet such a luxury without ever being able to benefit from it. At this point in time I heard a noise of wings and I saw posed in front of me a creature of great size with the large wings of a bat and skin the colour of amethyst. It said to me: “I am Satan, Prince of Desire. Michael, Archangel of Justice, is my opposite. Those who wish to profit from the right rewards allotted to others, or which covet the goods or the happiness of their neighbours, come to join the rows of my damned.”

4 Then, without anything further to add, Satan took off again. I thus began again my walk toward the end of the corridor, which I finally found. The exit was a small opening covered over by a black stone bracket, where craniums were carved. I hesitated to enter, but I remembered what there was behind me and did not want to make a point of going back there. I thus passed this cable length of door and found myself face to face with a plain that extended out into infinity. On the sides, I could see large red mountains circumscribing with precision the limits of this valley.

5 This sight could almost resemble a terrestrial landscape, but the mountains and the grass were the color of blood. The sun burned just above the plain. It filled up half of the sky and seemed to be stuck to the moon. It cut out in one starlit night that seemed to place all of its weight on me. I noticed a dizzying blue peak that rose in the middle of the plain and reached all the way up to the gigantic star of day. At its base was placed a great wooden construction. I decided to advance, in order to join this stone finger pointed upwards. But, halfway there, I understood that I could not reach it.

6 Indeed, all around the blue peak, for hundreds of miles around, thousands of the damned fought like crazed ones. They did not have the least pity one towards the other. Each thought the occasion good to tear the flesh of his adversary. When the weapons and the fists were not enough any more, the teeth took over. Then, coming out of the gigantic fray, an enormous bull advanced toward me. Beneath its bloodshot eyes, flames leapt from its nostrils. It said to me: “I am Leviathan, Prince of Anger. Gabriel, Archangel of Temperance, is my opposite. Those who are given to the hatred of the other, or who with all their might fight against their condition, come to join the rows of my damned.”


Sypous

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aurelien87



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MessageSujet: Re: Livre Premier - Partie III - L'Eclipse   Dim 31 Oct - 0:42



L’éclipse IV : Les galeries


Alors, Léviathan frappa l’herbe sanguine de son sabot, et une ouverture se fit dans le sol. J’y vis un escalier de pierre en colimaçon descendre dans l’obscurité. Prenant mon courage à deux mains, je m’y engageai, pendant que le Prince-démon retournait au combat. Je descendis prudemment les marches, car il n’y avait pas de lumière pour m’aider à savoir où j’avançais et le chemin semblait encore long. Pour m’aider, je faisais glisser ma main le long du mur, et je pouvais me rendre compte au toucher qu’il était simplement creusé dans la terre.

Je sursautai de peur lorsque mes doigts touchèrent une forme visqueuse. C’est alors que l’escalier s’emplit d’une couleur verdâtre. Je retournai mon regard vers la cause de mon sursaut et vis avec dégoût un long lombric sortir du mur. Il irradiait de cette lumière répugnante, tout comme les milliers de créatures similaires qui sortaient elles aussi de la terre. Commençant à avoir l’habitude du fonctionnement lunaire, je me demandai quel péché était puni en ces lieux. J’obtins ma réponse en bas de l’escalier en colimaçon, où se trouvait une dizaine de galeries creusées à même la terre, infestées de ces immondes bestioles verdâtres.

Des damnées bouffis, qui avaient du mal à avancer tant leur corps était rempli de graisse, attrapaient et dévoraient celles qui passaient à leur portée. Je retins ma nausée, lorsque une nouvelle galerie s’ouvrit, laissant passer la tête d’un énorme vers de terre répugnant. Celui-ci me dit: “Je suis Azazel, Prince de la Gourmandise. Galadrielle, Archange de la Conservation est mon opposée. Celui qui abuse du plaisir des besoins premiers, qui n’a pas la mesure des nécessités de sa subsistance, vient rejoindre les rangs de mes damnés.”

Puis il ajouta: “Suis-moi”. Il recula et continua à creuser sa galerie. Je le suivis sur de nombreuses lieues, suivant ses multiples changements d’orientation. Puis, le tunnel déboucha sur un grand hangar de bois. Je compris que je me trouvais au pied du pic de pierre. Azazel, qui m’attendait près de la sortie, repartit en creusant un nouveau tunnel. Je regardai autour de moi et m'aperçut que j’étais sur une sorte de butte de terre. Tout autour d’elle, un gouffre semblait ne pas avoir de fond.

Mais il devait forcément y en avoir, car de nombreux pilonnes de bois en surgissaient arrivant à ma hauteur. Des damnés étaient placés dessus. Même debout, ils devaient faire de difficiles efforts afin de se maintenir dessus et de ne pas tomber. Mais le plus étrange, c’était que chacun tenait entre ses bras des trésors incomparables en valeur et en beauté. Ils s’agrippaient à ces lourds coffres remplis d’or, à ces gros sacs pleins de pierres précieuses, comme si leur vie en dépendait.

Parfois, un mouvement un peu moins mesuré que les autres faisait tomber certaines de ces richesses. Ceux qui faisaient l’erreur d’essayer de les rattraper finissaient invariablement par tomber. Du gouffre une pâle lueur jaune témoignait des innombrables richesses qui y étaient tombées, entraînant dans leur sillage les maudits, dont aucun ne semblait vouloir laisser s’échapper le moindre écu. Certains devaient même s’accrocher depuis longtemps, car leurs jambes étaient atrophiées. Mais ils ne laissaient échapper la moindre plainte, craignant de faire tomber leur or dans le gouffre.

Alors, je vis descendre du plafond, rattachée à son fil, une gigantesque araignée toute couverte d’or, aux milliers d’yeux de diamant. Arrivée près de moi, elle me dit: “Je suis Belzébuth, Prince de l’Avarice. Georges, Archange de l’Amitié, est mon opposé. Celui dont l’égoïsme n’a d’égal que le mépris de l’autre vient rejoindre les rangs de mes damnés.” Puis, sans ajouter quoi que ce soit, le Prince-démon tissa un pont, avec sa toile, reliant mon îlot et le bord du hangar de bois.

Sypous


Citation :
Book of the eclipse
Chapiter IV - « Galleries »


1 Then, Leviathan struck the bloody grass with its foot, and a crater was opened in the ground. I saw a stone staircase go down into the darkness. Seizing my courage, I entered there, while the Prince-demon returned to the combat. I descended the steps cautiously, because there was no light to help me know to where I advanced and the way seemed still long. To help me, I slid my hand along the wall, and I could tell by touch that the stair was simply and roughly carved into the ground itself.

2 I started in fear when my fingers touched a viscous form. At this point in time the staircase filled up with a greenish color. I turned my glance towards the cause of my fright and noted with disgust a huge earthworm crawling within the wall. It radiated a feeling of reluctance, just like the similar thousands of creatures that also crawled in the ground. Starting to have some small concept of lunar operation, I wondered which sin was punished in these places. I obtained my response at the bottom of the spiral staircase, where there were, ten galleries dug within the same ground, infested with these ignoble, greenish, small beasts.

3 The Damned puffed up, which had evil to advance their bodies so, and they caught and devoured those others that passed into their range. I was overcome with nausea, when a new gallery opened, barely large enough to let pass the largest of the enormous ground worms. This one said to me: “I am Azazel, Prince of Greediness. Galadrielle, Archangel of Conservation is my opposite. Those who misuse the pleasure of the first needs, who do not have the measurement of the needs for their subsistence, come to join the rows of my damned.”

4 Then it added: “Follow me.” It moved back and continued to dig its gallery. I followed it on for many miles, according to its multiple changes of direction. Then, the tunnel led to a large wood storage place. I understood that I was at the foot of the stone peak. Azazel, who awaited me close to the exit, set out again by digging a new tunnel. I looked around and saw that I was on a kind of hillock. All around, there was a pit that seemed bottomless.

5 But there was certainly a bottom somewhere down there, for from it extended a multitude of raw and sharp wooden spikes, extending upward from somewhere and coming up almost level with my own position. The Damned were placed above. Even upright, they had to make difficult efforts in order to be maintained above and not to fall. But strangest was that each one held between his arms some treasure incomparable in value and beauty. They clutched these heavy trunks filled with gold, these large bags full of invaluable stones, as if their lives depended on it..

6 Sometimes, a movement a little less measured than the others made some of this treasure fall. Those who made the error of trying to catch their lost treasure invariably ended up falling. A pale yellow gleam from the pit testified to the innumerable treasures which had fallen there, cursing those remaining above, of which none seemed to want to let escape the least part. Some had obviously been clinging for a long time, because their legs were atrophied. But they did not truly think in the least about escape, fearing to allow their gold to fall into the pit.

7 Then, I saw descending down from the ceiling, attached to its wire, a gigantic spider of gold, its great eyes diamonds of thousands of facets. Arriving close to me, it said to me: “I am Beelzebub, Prince of Avarice. George, Archangel of Friendship, is my opposite. That whose selfishness is equalled only by its contempt of the other comes to join the rows of my damned.” Then, without saying anything more, the Prince-demon wove a bridge with its fabric, connecting my small island and the edge of the wooden store room.



Sypous


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aurelien87



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MessageSujet: Re: Livre Premier - Partie III - L'Eclipse   Dim 31 Oct - 0:43



L’éclipse V : Le pic


Au bout du pont de toile se trouvait une petite porte de bois. Je tournai la poignée, mais elle ne s’ouvrit pas. Je forçait un bon moment, puis elle finit par céder. Cela devait faire une éternité qu’elle n’avait pas été utilisée. Lorsque la porte fut ouverte, je me trouvai devant une masse de pierre bleue. Je passai l’encablure et levai les yeux. Le pic que j’avais pu observer tout à l’heure pointait jusqu’au soleil, qui, d’où je me trouvais, emplissait le ciel tout entier.

Ne voulant pas rester en Enfer pour l’éternité, j'entreprit d’escalader le pic rocheux. Pendant des heures, je m’accrochais tant bien que mal à chaque aspérité, avançant à une très faible allure à cause des conditions difficile de ma progression. Je n’étais pas le seul à tenter cette terrible expédition. De nombreuses personnes peinaient autant que moi dans cette difficile épreuve. Elles pleuraient devant cette tâche surhumaine, et certaines finissaient par abandonner.

Ceux-là ne trouvaient plus la force de continuer et tentaient de redescendre. Mais il était encore plus dur de se déplacer dans ce sens que de se diriger vers le sommet du pic bleu. Tout ceux qui se résignaient ainsi finissaient par lâcher prise et aller s’écraser tout en bas dans un sinistre bruit mat. Chaque chute semblait affaiblir la volonté des survivants, mais je m’accrochai à ma volonté et continuai. Je finit par me retrouver seul dans cette terrible ascension.

Alors que je pensais être arrivé à mi-parcours et que mes muscles me faisaient mal à en pleurer, je vis une corniche non loin de moi. Enchanté par cette découverte inespérée, je m’y dirigeai. Une fois arrivé à bon port, je me décidai enfin à regarder vers le sol, afin de voir quelle hauteur j’avais grimpé. Quelle ne fut pas mon horreur lorsque la lune toute entière apparut à mes yeux, sous des volutes de fumée bleue semblable à des nuages. Aucune montagne sur terre ne pouvait être si haute! J’étais ravi de l’efficacité de mes efforts, mais je me rappelai alors qu’il restait autant à parcourir jusqu’au sommet.

Je m’écroulai sur la corniche pour essayer de trouver quelque repos, lorsque j’entendis des pleurs. Je tournai ma tête et vis un vieil homme à la barbe hirsute qui versait de chaudes larmes. Son corps était si sec qu’il en paraissait squelettique. Il me dit: “Je suis Lucifer, Prince de l’Acédie. Sylphaël, Archange du Plaisir, est mon opposé. Celui qui entre en dépression spirituelle, qui reste passif, qui n’a plus goût à la vie, et qui ignore sa propre satisfaction rejoint les rangs de mes damnés, qui jamais n’arrivent à atteindre le soleil.”

Je vis une grotte derrière lui. Il me fit signe d’y aller, sans dire un mot. Un long couloir dallé se dirigeait vers une porte de métal, qui présentait une étrange veinure verticale en son milieu. Je cherchai une quelconque poignée, mais n’en trouva pas. Après de longues recherches, je finis par m’adosser sur un côté de l’encablure, épuisé. J’entendis alors un petit bruit de clochette et la porte s’ouvrit, les deux moitiés de la porte coulissant sur les côtés. surpris, je regardai à l’intérieur et y vis un miroir magnifique, qui reflétait comme aucun autre mon image.

J’entrai dans le petit espace dans lequel il se trouvait, mes yeux n’arrivant pas à s’en détacher. J’entendis alors une voix calme me dire: “Vous montez?”. Je me retournai, abasourdi par une question si étrange et vit une personne souriante attendant une réponse. Nous nous trouvions ensemble dans une pièce minuscule où seule une demi-douzaine de personnes tout au plus aurait pu y tenir debout. Elle était assez bien éclairée, bien que la lumière blanche, qui descendait du plafond, me semblait un peu terne. Ne sachant que dire, je répondis “Oui.”. Alors, la personne posa son doigt sur un carré où était écrit le mot “Dernier étage”. La porte se referma, ses deux moitiés se joignant à nouveau, et je sentis la pièce monter.

Sypous


Citation :
Book of the eclipse
Chapiter V - « The Peak »


1 At the end of the bridge of fabric was a small wooden door. I turned the handle, but it did not open. For a good long moment I struggled with it, before it finally yielded. It seemed like it must have been an eternity since it last had been used. When the door was open, I was in front of a blue stone mass. I passed through and raised my eyes. The peak that I had been able to observe a few moments ago pointed to the sun, which, from where I was, filled up the entire sky.

2 Not wanting to remain in Hell for eternity, I undertook to climb the rock peak. For hours, I clung after a fashion to each asperity, advancing only very slowly because of the difficult conditions. I was not the only one to try this terrible ascent. Many people were pained as much as me in this difficult test. They cried out in the face of this superhuman task, and some ended up giving up.

3 These did not find any more the strength to continue and tried to go down again. But it was even harder to move in this direction than to move towards the top of the blue peak. All those that were resigned thus ended up releasing their hold and falling to be crushed in a heap at the bottom with a terrible noise. Each fall seemed to weaken the will of the survivors, but I clung to my will and continued. After a time, I alone was still struggling to climb.

4 When I thought that I had reached my own end, and my muscles cried out for me to stop, I saw an outcropping not far from me. Delighted by this unhoped-for discovery, I moved there. Once I arrived at this haven, I finally decided to look toward the ground, in order to see how high I had climbed. When I looked, I saw the entire moon beneath my eyes, under volumes of blue smoke similar to clouds. No mountain on Earth could be so high! I was pleased with the effectiveness of my efforts, but I remembered also that there was much distance yet until the top.

5 I had collapsed on the cornice to try to find some rest, when I heard tears. I turned my head and saw an old man with a thick beard, drenched with his own hot tears. His body was so dry that it appeared skeletal. It said to me: “I am Lucifer, Prince of Apathy. Selaphiel, Archangel of Pleasure, is my opposite. Those who surrender to spiritual depression, who remain passive, who do not have any more taste for life, and who are unaware of their own satisfaction join the rows of my damned, which cannot manage to reach the sun.”

6 I saw a cave behind him. It beckoned to me to go there, without saying a word. A long paved corridor moved towards a metal door, which presented a strange vertical veining in its medium. I sought a handle, but did not find any. After long effort, I collapsed against the side of it, exhausted. I then heard a small noise like a bell and the door opened, split into two, and the two halves of the door slid out into the sides. Much surprised, I looked inside and saw there a splendid mirror, which reflected like any other my image.

7 I entered the small space where the mirror was. I heard a voice then say to me, in calm and soothing tones: “Going up?” I was shocked, silenced by so strange a question and saw a smiling person awaiting an answer. We were together in a tiny part where only a half-dozen people at most could have stood. It was rather well lit, although the white light, which came down from the ceiling, seemed to me a little dull. It being the only thing I could think of to say, I answered “Yes.” Then, the person posed her finger on a square where was written the words “Last stage.” The door closed again, its two halves again joining, and I felt movement as though ascending.


Sypous


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aurelien87



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MessageSujet: Re: Livre Premier - Partie III - L'Eclipse   Dim 31 Oct - 0:44



L’éclipse VI : Le soleil


Alors que la petite pièce où je me trouvais avec cette étrange inconnu montait, j’avais la sensation désagréable d’être plus lourd qu’à mon habitude. Mais, lorsque elle s’arrêta, je me sentis un instant extrêmement léger. Je n’avais pourtant ni grossi ni maigri pendant ce cour laps de temps. La porte s’ouvrit en deux, comme je l’avais vu plus bas. L’inconnu se retourna alors vers moi et me dit: “Vous êtes arrivé.”. Il arborait un sourire plein de gentillesse et de douceur. Cela me redonna un peu d’entrain et j’osai enfin lui demander: “Mais qui êtes-vous donc?”.

Il me répondit: “Je suis le passeur, le seul ange à rester pour l’éternité en dehors du Paradis. Mon rôle est d’accompagner jusqu’ici ceux qui n’ont pas encore fait le choix.”. “Quel choix?”, m’écriais-je, interloqué. Mais, sans me répondre, il afficha encore un de ses beaux sourires et tendit sa main vers l’extérieur de la pièce pour m’inviter à avancer. Voyant que rien ne pourrait lui soutirer plus d’informations, je décidai d’avancer. Une fois sorti, la porte se referma derrière moi, ses deux parties se rejoignant, et j’entendis la pièce redescendre.

Je m’attendais à trouver un paysage idyllique, mais, au lieu de ça, j’avais encore et toujours cette détestable pierre bleue qui composait le pic infernal. Elle avait été taillée pour obtenir une sorte de terrasse. Je me demandai comment sortir de ce que je croyais alors être un ignoble traquenard. En effet, j’avais atteint le sommet et n’avais aucune chance de ne pas tomber si j’essayais de descendre par la paroi du pic. Quant à l’étrange porte, je ne savais pas comment l’ouvrir. Je m'asseyais donc, en pleurs, me demandant quel horrible péché j’avais pu connaître pour être ainsi puni.

Quelques instants plus tard, j’entendis un concert de battements d’ailes. Je levai les yeux et vis un magnifique spectacle: sept anges étaient en train de se poser sur la terrasse bleue. Je reconnu l’Archange Michel, saint patron de la Justice, en armure, tenant en main une magnifique épée et un grand bouclier aux merveilleux ornements. Mais mes connaissances théologiques étaient limitées et je demandai, non sans honte à qui j’avais affaire. Je m'attendais à entendre quelque reproche, mais ce ne fut pas le cas. Tous me regardèrent d’un regard plein de douceur et d’amour.

L’un d’eux s’avança et me dit: “Je suis Georges, Archange de l’Amitié. Et voici Gabriel, Archange de la Tempérance, Michel, Archange de la Justice, Miguaël, Archange du Don de soi, Galadrielle, Archange de la Conservation, Sylphaël, Archange du Plaisir, et Raphaëlle, Archange de la Conviction. Nous sept, sous les ordres du prophète Aristote et du messie Christos, sommes chargés de guider les humains sur le chemin de la vertu, qui les mène vers Dieu et Son Paradis.”

J’avais en face de moi les sept humains les plus importants de l’histoire, exception faite d’Aristote et de Christos. Devant un tel privilège, je ne pus que me prosterner à leurs pieds, face contre terre. Mais Georges me dit: “Ne te prosterne pas devant nous: nous ne sommes en définitive que des humains. Seul Dieu mérite cela. Nous sommes Ses humbles serviteurs, accomplissant Sa divine volonté. Mais viens avec nous, car l’heure est bientôt venue de faire le choix. Nous sommes là pour te mener au soleil.”

Sypous


Citation :
Book of the eclipse
Chapiter VI - « The Sun »


1 When the small room where I was with this strange unknown person went up, I had the unpleasant feeling as though I were suddenly heavier than I had been before. But when it stopped, I felt one extremely light moment. However, I had become neither bigger nor smaller during this short span of time. The door opened again into two halves, as I had seen before. The unknown one turned again towards me and said: “You have arrived.” It gave to me a smile full of kindness and softness. This restored to me a little spirit and I dared finally to ask him: “But who are you?”

2 It answered me: “I am the frontier runner, the only angel to remain for eternity apart from Paradise. My role is to accompany, to this point, those who have not made their choice yet.” “Which choice? ” I asked, disconcerted. But, without answering, it smiled and motioned its hand towards the outside of the room, clearly asking me to advance. Realizing that nothing could glean more information from him, I decided to advance. Once I left, the door was closed again behind me, its two parts meeting, and I heard the room go down again.

3 I expected to find an idyllic landscape, but, instead, I still saw this hateful blue stone that composed the infernal peak. It had been cut to form a kind of terrace. I wondered how to leave what I then believed to be a wretched trap. Indeed, I had reached the top and did not have any chance to not fall if I tried to go down. As for the strange door, I did not know how to open it. I thus sat down, in tears, asking myself which horrible sin I had been guilty of to be thus punished.

4 A few moments later, I heard the beating of wings. I raised my eyes and saw a splendid spectacle: seven angels were arriving onto the blue terrace. I recognized the Archangel Michael, patron saint of Justice, in full armour, holding in his hand a splendid sword and a large shield with the most marvellous ornaments. But my theological knowledge was limited and I asked, ashamed, who, exactly, had appeared before me. I expected to hear some reproach, but this was not the case. All looked at me with a glance full of softness and love.

5 One of them advanced and said to me: “I am George, Archangel of Friendship. And here are Gabriel, Archangel of Temperance, Michael, Archangel of Justice, Uriel, Archangel of Generosity, Galadrielle, Archangel of Conservation, Selaphiel, Archangel of Pleasure, and Raphaella, Archangel of Conviction. We seven, under the orders of the Prophet, Aristotle, and the Messiah, Christos, are charged to guide the human ones on the path of virtue, which carries them toward God and His Paradise.”

6 I had opposite me seven beings, the most important born as humans in history, excepting Aristotle and Christos. In the face of such a privilege, I could only prostrate myself at their feet, face against the ground. But George said to me: “Do not prostrate yourself in front of us: we are ultimately only human. Only God deserves that reverence. We are His humble servants, important only in achieving His divine will. But come with us, because the hour fast approaches that you make the choice. We are here to lead you to the sun.”


Sypous

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aurelien87



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MessageSujet: Re: Livre Premier - Partie III - L'Eclipse   Dim 31 Oct - 0:45



L’éclipse VII : Le Paradis


Les sept anges se tenaient face à moi. Ils arboraient un grand sourire plein de gentillesse que venait souligner leur regard plein de tendresse. Pour la première fois depuis que j’avais laissé mon chien seul dans le champ, je me détendis et m’emplis de la sérénité qu’ils dégageaient. Ils m’aidèrent à me lever et Michel, le plus robuste, me fit monter sur son dos. Je rougis à l’idée de chevaucher un Archange comme un cheval. Mais ils rirent tous, voyant la gêne s’afficher sur mon visage. Ces rires n’étaient pas moqueurs, mais pleins d’amitié.

Alors, sept grandes paires d’ailes magnifiques s’étendirent. Ils s’approchèrent du bord et se laissèrent tomber. Je hurlai de terreur, mais mon cri s’étouffa lorsque les Archanges redressèrent leur vol et s’envolèrent vers la soleil. Je pus voir sous moi l’ensemble de la lune et me promis intérieurement, si l’occasion m’en était donnée, de toujours vivre dans la vertu, suivant les préceptes d’Aristote et de Christos, afin de ne jamais plus retourner dans un endroit aussi sordide. Galadrielle me lança un sourire complice et me dit: “C’est bien. Tu as pris une judicieuse décision. Puissent les autres vivants faire la même.”

Je me demandai comment elle avait pu connaître aussi bien le fond de mes pensées. Mais mon esprit fut bien vite plutôt intéressé par le spectacle qui s’offrait à moi. Nous venions de quitter la lune et nous volions dans l’espace qui la sépare du soleil. Les étoiles s’offraient à mon regard comme autant de spectacles magiques. Je pouvais même discerner de nombreux autres astres dont je ne connaissais pas l’existence, ne pouvant être vus depuis le monde. Mais l’essentiel de ma vision était occupé par ce soleil immense, brûlant, que je n’avais jamais vu d’aussi près. Je me sentais comme une mouche face à une vache: minuscule.

Nous nous approchâmes si près de l’astre divin que des flammes de plusieurs lieues de long nous frôlèrent. Je me demandai si je n’allais pas partager avec les sept Archanges une bien funeste fin. Mais Michel, sur lequel j’étais toujours juché, me dit: “N’aies crainte et regarde.”. Je vis alors les flammes qui couvraient le soleil s’ouvrir, pour laisser place à un magnifique spectacle. Sous cette couche brûlante se trouvait ce dont j’avais entendu parler depuis ma plus tendre enfance, sans jamais savoir ce en quoi cela consistait: le Paradis!

Nous atterrîmes dans un lieu magique. Tout était baigné d’un douce lumière. Où que je regardais, je ne trouvais pas la moindre obscurité. A perte de vue, il n’y avait ni habitation, ni la moindre construction. Ceux qui avaient faim se servaient sur les arbres fruitiers. Ceux qui appréciaient les plaisirs de la détente s’allongeaient dans l’herbe. Des enfants jouaient innocemment, riant et courant à travers les hautes herbes. Les sept Archanges me prévinrent qu’ils devaient me laisser, leur mission étant terminée. Je les remerciai grandement et leur dit au revoir.

Je décidai de visiter ces lieux enchanteurs. Tous ceux que je rencontrais me souhaitèrent la bienvenue en me souriant. Je leur rendais leur sourire et les remerciais. Tout respirait le bonheur, la bonté et la joie. Alors que je m’approchai d’une petite fontaine où l’eau semblait si claire que je ne résistais pas à l’envie de m’y désaltérer, je vis deux hommes discuter. Ils me remarquèrent et me firent signe de venir. J’eus alors en face de moi rien de moins qu’Aristote et Christos. Ils m’accueillirent avec la plus grande gentillesse. Ils me demandèrent si les lieux me plaisaient et si j’avais fait un bon voyage. J’étais si ému que je ne savais pas quoi répondre. Je bafouillai quelque vague parole, alors que j’essayai encore de réaliser qui se trouvait devant moi. C’est alors que j’entendis une voix.

Sypous


Citation :
Book of the eclipse
Chapiter VII - « Paradise »


1 The seven Archangels stood face to face with me. They raised their great smiles full of kindness, emphasized by their gazes, so full of tenderness. For the first time since I had left my dog alone in the field, I relaxed and allowed myself to partake in the serenity that they radiated. They helped me to stand and Michael, the most robust, hoisted me up onto his back. I reddened at the idea of riding an Archangel like a horse. But they all laughed, seeing the embarrassment on my face. This laughter was not in mockery, but full of friendship.

2 Then, seven large pairs of splendid wings extended. They approached the edge and allowed themselves to fall from it. I howled in terror, but my cry was choked off when the Archangels rectified their flight and headed off toward the sun. I could see under me the whole of the moon and I promised to myself, if the occasion were given to me, to always live in the virtue, according to the precepts of Aristotle and Christos, in order to never return to such a sordid place. Galadrielle granted me another smile and said to me: “It is well. You have made a judicious decision. May the other living ones make the same one.”

3 I wondered how she had been able to so well know the bottom of my thoughts. But my spirit was gladdened quickly, rather interested by the spectacle which was offered to me. We had just left the moon and we flew in the space that separates it from the sun. The stars were offered to my glance like as many magic spectacles. I could even distinguish many other stars whose existence I had not known of, not being able to be seen from the world. This immense sun, which I had never seen so near, occupied the essence of my vision. I felt like a fly in comparison to a cow: tiny.

4 We approached so close to the divine star that flames of several miles in length passed very close to us. I wondered whether I was not going to share with the seven Archangels a quite disastrous end. However, Michael, on whom I was always perched, said to me: “Do not fear that which you see here.” I then saw the flames that covered the sun part, giving way to a splendid spectacle. Under this outer layer of flame was that about which I had intended to speak since my more tender childhood, without ever knowing of what it consisted: Paradise!

5 We landed in a magic place. All was bathed in a soft light. Wherever I looked I did not find the least darkness. As far as the eye could see, there was no dwelling, nor the least construction of any sort. Those that were hungry plucked of the fruit trees. Those that appreciated the pleasures of relaxation stretched out in the grass. Children played innocently, laughing and running through tall grasses. The seven Archangels told me that they were to leave me here, their mission being finished. I thanked them greatly and said to them my goodbyes.

6 I decided to walk about and view this enchanted place. All those that I met wished me welcome and smiled at me. I returned their smiles and thanked them. All breathed happiness, kindness and joy. When I approached a small fountain where water seemed so clear that I could not resist refreshing myself there, I noticed two men deep in discussion. They noticed me also and beckoned to me to approach. I realized then that opposite me were no less than Aristotle and Christos. They accommodated me with the greatest kindness. They asked me whether I liked the place and if I had been on a happy journey. I was so moved that I could not even answer. I stammered some vague words, while I still tried to comprehend who was in front of me. At this point in time I heard a voice.


Sypous


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aurelien87



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MessageSujet: Re: Livre Premier - Partie III - L'Eclipse   Dim 31 Oct - 0:46



L’éclipse VIII : La résurrection


Cette voix que j’entendis, alors que je me trouvai en compagnie d’Aristote et de Christos, était calme et pénétrante. Ils m’expliquèrent que c’était Dieu Lui-même qui allait me poser la question. J’allai enfin savoir laquelle était-ce. La voix divine me dit: “Toi, l’humain que les tiens nomment Sypous, tu es venu à Moi, découvrant tout ce qu’un humain pourra connaître après sa mort. Tu as visité chacun des sept Enfers, où tu as rencontré chacun des Princes-démons, qui se sont présentés à toi, conformément à Ma volonté. Qu’as-tu retenu de tes périples?”

Je répondis: “J’ai compris le sens du Salut. Lorsqu’un humain a vécu dans la vertu, s’étant ainsi conformé à Ta divine parole, transmise par le prophète Aristote et par Christos, le messie, Tu lui accordes le droit d’accéder en ces lieux, au Paradis, au sein du soleil. Si il se détourne de la vertu, refusant d’écouter Ta divine parole, qu’il s’abandonne aux plaisirs terrestres, à l’égoïsme, à la tentation, à de fausses divinités, Ton infinie sagesse t’amène à l’envoyer en Enfer, dans la lune, pour y être puni pour l’éternité. Tu nous aime, mais c’est également à nous de T’aimer.”

Dieu me dit: “Maintenant, le temps est venu pour toi de faire ton choix. Tu peux décider d’accepter la mort. Dans ce cas, je jugerait toute ta vie, les moments où tu as su oeuvrer pour la vertu et ceux où tu t’es détourné d’elle. Si, alors, Je juge que tu le mérite, tu rejoindra les élus pour une éternité de joie et de bonheur. Mais si Je juge alors que ta vie n’a pas été assez vertueuse, tu connaîtra une éternité de tourments en Enfer. Mais, si tu penses que ton temps n’a pas encore été accompli, que tu n’as pas encore fait tes preuves devant Moi, tu peux décider de revenir à la vie.”

Je ne savais que répondre. Avais-je mérité de rejoindre le Paradis ou finirais-je en Enfer? Alors, j’entendis des voix. C’était celles de mes amis, qui priaient pour le Salut de mon âme. Bien qu’ils se trouvaient sur terre, je les entendais distinctement. Cela me faisait chaud au coeur de voir qu’ils se souciaient tant de ce qui allait m’arriver. Il me fallait leur montrer que leurs prières n’étaient pas vaines. Je décidai d’accepter la résurrection, afin de pouvoir vivre dans la vertu et de mériter le Paradis. Je leur devais bien ça, au moins autant que je me le devais à moi-même.

Dieu me dit alors: “Depuis que J’ai décidé de changer l’esprit des humains en âme, afin qu’elle soit jugée à leur mort, chacun d’eux parcourt le chemin qui t’a conduit à Moi, et Je pose la même question à chacun d’eux. Certains ont la même prudence que toi, d’autres accèdent au Paradis, et d’autres surestiment la qualité de leur vécu et sont envoyés en Enfer.”

“Ceux qui ont opté, comme toi, pour la résurrection ne gardent pas traces de leur périple céleste dans leur mémoire. Ainsi, leur comportement ne change que si la leçon s’est gravée au fond de leur coeur. Mais, afin que tous sachent quel sort terrible les attend si ils se détournent de mon amour, je te laisse exceptionnellement la mémoire. Tu pourra ainsi témoigner de ton périple. Et ton témoignage restera pour les siècles des siècles. Maintenant que tu sais quel tâche Je t’ai confié, retourne à la vie, jusqu’à ce que Je te rappelle pour que tu fasse un nouveau choix.”

Alors, ma vue se brouilla. J’eus tout juste le temps de voir Aristote et Christos me dire à bientôt avant de perdre connaissance. Lorsque je me réveillai, je me trouvai dans mon lit, les bras en croix. Autour de moi des cierges étaient allumés et mes amis étaient en train de prier. En larmes, mais visiblement soulagés, ils m’expliquèrent que cela faisait neuf jours que j’étais mort. Je me levai, alla à la fenêtre, et vis que le soleil diffusait à nouveau sa chaleureuse lumière sur le monde. Je racontai à mes amis mon incroyable périple et décidai de coucher sur le papier tout ce que je venais de connaître pendant ma mort.

Sypous


Citation :
Book of the eclipse
Chapiter VIII - « Resurrection »


1 This voice that I heard, while I was in the company of Aristotle and Christos, was calm and penetrating. They explained to me that it was God Himself who was going to ask me the necessary question. I finally came to understand that this was that moment. The divine voice said to me: “You, the human that holds the name among them Sypous, you came to Me, discovering all that a human will be able to know after its death. You visited each of the seven Hells, where you met each Prince-demon. All this was presented to you in accordance with My will. What did you retain from your journey?”

2 I answered: “I understood the direction of the Hells. When humans live in the virtue, being thus conformed to Your divine word, transmitted by the Prophet, Aristotle, and the Messiah, Christos, You grant the right to him to reach this place, Your Paradise, the Sun. If he is diverted from virtue, refusing to listen to Your divine word, and he gives himself up to the terrestrial pleasures, selfishness, temptation, false divinities, Your infinite wisdom brings to you to send him to Hell, in the Moon, to be punished there for all Eternity. You love us, but it is also needed for us to love You.”

3 God said to me: “Now comes time for you to make your choice. You can decide to accept death. In this case, I will judge your life, the moments when you knew to work for the virtue and those where you were diverted from it. If, then, I judge that you deserve it, you will join the elect for an eternity of joy and happiness. But if I judge, rather, that your life was not virtuous, you will know an eternity of torments in Hell. Or, if you think that your time has not yet been achieved, that your life will not yet prove reliable in front of Me, you can decide to return to life.”

4 I could not answer. Had I deserved to join the Paradise or would I finish in Hell? Then, I heard voices. These were those of my friends, who prayed for the safety of my heart. Although they were on Earth, I heard them distinctly. This made me hot in the middle seeing that they were concerned so much with what was going to happen to me. I had to show them that their prayers were not useless. I decided to accept resurrection, in order to be able to live in virtue and to deserve the Paradise. I owed them that, at least as much as I owed it to myself.

5 God said to me then: “Since I decided to change the spirit of humans to eternal soul, so that, at their death, each one of them is judged by the way which led you to Me at their end, I put the same question to each one of them. Some have the same prudence that you have shown, others reach to the Paradise, and others overestimate the quality of their lives and are sent to Hell.”

6 “Those who chose, like you, for resurrection, do not keep the traces of their celestial tour in their memory. Thus, their behaviour changes only if the lesson has been engraved at the very bottom of their hearts. However, so that all may know which terrible fate awaits them if they are diverted from My love, I leave you these memories. You will be able to thus testify to your journey, and your testimony will remain for century after century. Now that you know this task which I have entrusted to you, return to your life, until you return here to make your choice anew.”

7 Then, my sight was scrambled. I had just time to see Aristotle and Christos once more before losing consciousness. When I awoke, I was in my bed, my arms crossed in front of me. Around me were lit candles and my friends were deep in earnest prayer. In tears, but obviously relieved, they explained me that nine days previous I had died. I rose, went to the window, and saw that the sun again diffused its cordial light on the world. I told my friends about my incredible tour and decided to put down on paper all that I had been shown during my death.


Sypous

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