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 Livre Premier - Partie II - Pré-Histoire

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aurelien87



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MessageSujet: Livre Premier - Partie II - Pré-Histoire   Dim 31 Oct - 0:26

Table des matières :

I : Oanylone
II : Le travail
III : L'acédie
IV : Les péchés
V : Le roi du péché
VI : La punition
VII : L'exode
VIII : Le paganisme
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aurelien87



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MessageSujet: Re: Livre Premier - Partie II - Pré-Histoire   Dim 31 Oct - 0:28




Pré-Histoire I - Oanylone


Les humains étaient désormais les enfants de Dieu. Cela avait pour conséquence qu’ils étaient maintenant dotés d'une âme, qu'ils seraient jugés à la fin des temps en fonction de leur pratique de la vertu. De plus, cela faisait qu’ils étaient maintenant voués à travailler pour assurer leur subsistance. Les autres créatures de la création, exceptée celle que le Très Haut n’avait pas nommée, leur étaient soumises. Les humains pouvaient ainsi les cultiver et les élever pour s’en nourrir.

Dieu n’intervint plus dans le monde, laissant Ses enfants vivre et prospérer. Il avait donné à la créature qu’Il n’avait pas nommée la liberté de les tenter pour qu’ils doivent avoir à choisir entre le chemin de la vertu et celui du péché. Etant omniscient, Il savait déjà comment serait leur avenir, mais il voulait que ce soit à eux de faire leurs preuves, sans les juger par avance.

Oane, celui qui avait correctement répondu à Dieu, était maintenant passé du statut de simple d’esprit de la communauté à guide de celle-ci. Il ne rechignait pas à la tâche. Il les conduisit à travers le monde se trouver un lieu propice à leur épanouissement. Pendant des années, ils traversèrent des déserts, des montagnes et des plaines du monde entier. Oane s’affaiblissait tout au long de ce périple, mais il n’abandonna jamais.

Finalement, le jour vint où ils trouvèrent une vallée propice à leur établissement. Il s'y trouvait un lac, qui semblait foisonnant de poissons. De vastes espaces étaient propices à l’élevage et à la culture. Les forêts environnantes fourniraient du bois. Il y avait même un verger, où poussaient de nombreux arbres fruitiers. La vallée se trouvait au pied d’une montagne, d’où des minéraux, tels que de l’or, du fer ou du charbon, pouvaient être extraits.

Oane était ravi que sa quête soit enfin arrivée à son terme. Il admirait la plaine du regard lorsqu’il s’effondra. Tous s’attroupèrent autour de lui pour lui venir en aide. Quelques-uns tentaient de le maintenir dans une position presque assise, mais il était clair pour tous qu’il vivait ses derniers instants. Mais, malgré le tragique de l’événement, alors que tous étaient effarés, Oane arborait un sourire plein de sérénité.

Il dit: “N’ayez crainte, car ma mort n’est qu’un passage pour rejoindre Dieu. J’ai atteint la place que Dieu m’a réservée dans le monde et ai accompli ce qu’Il attendait de moi. La mort n’est pas pour moi la perte de la vie mais le passage vers une autre, bien meilleure. Il en sera de même pour vous si vous savez vivre dans la vertu. Alors, que vos larmes ne soient pas de tristesse mais de joie, car le Très Haut me fait le plus beau des cadeaux. Aimez Le et Il vous aimera. Adorez-Le et Il vous bénira. Vivez dans la vertu et Il vous accueillera à Ses côtés.”

Alors, il rendit son dernier soupir. Et tous se regardèrent les uns les autres, ne comprenant pas cette sérénité qui s’affichait encore sur le visage de leur guide. Ils enterrèrent son corps au milieu de la vallée, là où ils vivraient dorénavant. Ils firent le serment que, chaque semaine, ils se réuniraient autour de sa tombe, afin qu’il les accompagne et les guide lorsqu’ils rendraient hommage à Dieu.

Mais aucun ne comprit l’amour qu’avait Oane pour Dieu lui fasse accepter la mort avec autant de sérénité. Mais personne ne voulait lui faire le moindre reproche, à lui qui avait tant fait pour eux. En hommage à sa vie au service des humains et de Dieu, ils décidèrent de nommer la cité qu’ils allaient construire Oanylone, “la cité d’Oane”.

Spyosu


Citation :
Book of the Prehistory
Chapiter I - « Oanylone »


1 The humans were from then on the children of God. As a consequence, they were now endowed with a soul, which would be judged at the end of times according to their practice of virtue. Moreover, it was required that they now dedicate themselves to work to ensure their subsistence. The other creatures of creation, excluding only that one which the Most High had not named, were made subordinate to them. The human ones could thus cultivate them and raise them to be their nourishment.

2 God did not intervene any more in the world, letting His children live and thrive. He had given to the creature that He had not named freedom to try them so that they must choose between the way of the virtue and that of the sin. Being omniscient, He knew already how would be their future, but He wanted them to prove reliable, without judging them in advance.

3 Oane, he who had correctly answered God, had now passed from the simple status of spirit of the community to leadership of it. He did not balk at the task. He led them throughout the world to a place favorable to their prosperity. During these years, they crossed deserts, mountains and plains throughout the whole world. Oane became increasingly weakened throughout this journey, but he never gave up.

4 Finally, the day came where they found a valley favorable for their establishment. It had a lake, which seemed plentiful with fish. Vast spaces were favorable towards growing crops and raising cattle. The surrounding forests would provide wood. There was even an orchard, where many fruit trees grew. The valley was just at the foot of a mountain, from which minerals, such as gold, iron or coal, could be extracted.

5 Oane was pleased that his search had finally come to an end. He was admiring the valley when he suddenly collapsed. All were crowded around him to come to his assistance. Some tried to hold him in an almost seated position, but it was clear to all present that he lived his last moments. But, in spite of the tragedy of the event, while all were frightened, Oane beamed a smile full of serenity.

6 He said: “Do not fear, because my death is only my passage to join God. I reached the place that God reserved for me in the world and achieved what He wanted from me. Death is not for me the loss of my life but the passage towards another, and a much better one. It will be the same for you if you can live in the virtue. Then, your tears are not of sadness but of joy, because the Most High gives to me the most beautiful of gifts. Love Him, and He will love you. Adore Him and He will bless you. Live in the virtue and He will draw you to His side.”

7 Then, he gave his last breath. And all looked around, from one to the other, not truly understanding this serenity that was still evident on the face of their guide. They buried his body in the middle of the valley, where they would live henceforth. They made the oath that, each week, they would meet around his tomb, so that he could accompany them and guide them when they would pay homage to God.

8 But none understood the love that Oane had for God which allowed him to accept death with so much serenity. Still, nobody wanted to speak the least reproach towards him who had made so much for them. In homage to his life in the service of human and God, they decided to name the city that they were going to build Oanylone, “the city of Oane”.


Spyosu


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aurelien87



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MessageSujet: Re: Livre Premier - Partie II - Pré-Histoire   Dim 31 Oct - 0:28



Pré-Histoire II - Le travail


Le temps faisant son travail, les hommes et les femmes devinrent de plus en plus nombreux, maintenant leur amour pour Dieu et rejetant dans l’ombre La Créature Sans Nom. Celle-ci nourrissait chaque jour un peu plus son amertume et sa colère envers ce peuple tant aimé de Dieu qui lui avait pris sa place de reine de la Création. Les hommes et les femmes vivaient insouciants alors que dans l’ombre, leur ennemi préparait sa vengeance.

Dieu avait ordonné aux hommes et aux femmes de travailler pour assurer leur subsistance. Ce dur labeur les éloignait ainsi de l’acédie. Et les hommes et les femmes savaient être inventifs, car Dieu les avait conçus ainsi. Ils récoltaient ce qu’Il avait placé pour eux dans la nature. Ils se mirent à contrôler ces ressources afin d’assurer leur subsistance et leur vie n’en fut que meilleure.

Ils prirent le blé qui poussait dans la nature et le cultivèrent dans leurs champs. Le meunier transforma le blé en farine dans son moulin. Le boulanger la cuisit dans son four pour faire le pain. Ils prirent le maïs qui poussait dans la nature et le cultivèrent dans leurs champs. Ils prirent les légumes qui poussaient dans la nature et les cultivèrent dans leurs potagers. Ils cueillirent les fruits qui se trouvaient dans certains arbres et purent ainsi s’en nourrir. Le plaisir apporté par les légumes et les fruits les rendait plus agréables à côtoyer.

De la mer, des rivières et des lacs, ils pêchèrent du poisson. Et leur intelligence s’en trouva grandie. Ils inventèrent la barque et les poissons se firent plus nombreux encore entre leurs mains. Parfois, certains d’entre eux se réveillaient un matin sous une barque. Ils priaient alors Dieu de ce cadeau. Ils élevèrent des vaches, des cochons et des moutons dans leur pâturage, prenant soin de ces créatures qui leur avait été confiées par Dieu. Ils les nourrirent et ces créatures devinrent plus grasses.

Le boucher prépara la viande à partir des carcasses de ces créatures. Pour cela, ils inventèrent le couteau, instrument permettant de séparer les chairs les unes des autres. La viande qu’ils en tirèrent les nourrissait, mais ils se sentaient surtout plus forts après en avoir consommé. Des vaches, ils prirent également le lait, doux nectar sans égal.

Ils tondirent les moutons et en prélevèrent la laine. Ils en récupérèrent la peau pour en faire du cuir. Le tisserand lia la laine et le cuir pour en faire des vêtements, qui les protégeaient du vent et assuraient la décence de leur apparence. La nature leur donnant accès à tout ce qu’ils pouvaient espérer, ils durent inventer des tonneaux, où ils purent entreposer les fruits de leur labeur.

Pour se protéger lorsque les fenêtres du ciel s’ouvraient, ils créèrent les maisons et y habitèrent. Ils les aménagèrent avec des lits, des bougies, des tables, des chaises... et tout ce qui pouvait améliorer le confort de leur vie. Pour cela, le mineur préleva la pierre et le fer dans les mines. Et le bûcheron coupa le bois des arbres. Pour faciliter ce travail, le forgeron modela le fer et le bois pour en forger des outils, tels que les haches ou les couteaux.

Parfois, Dieu contribuait à cet âge de bonheur en donnant à ceux qui savaient aimer le monde de la nourriture, qu’ils n’avaient alors pas à produire. Parfois également, ils les encourageait en les rendant temporairement plus forts, plus intelligents ou plus charismatique. Et le dimanche, avant le repas, ils se réunissaient au milieu de leurs habitats, autour de la tombe d’Oane, pour prier ensemble Celui qui les aimait tant. En effet, ils n’avaient pas encore de clercs, car n’en avaient pas encore l’utilité, étant en communion directe avec Dieu.

Spyosu


Citation :
Book of the Prehistory
Chapiter II - « Work »



1 Over time, the men and women became increasingly numerous, maintaining their love for God and rejecting into the darkness the Creature Without Name. This one nourished each day a little more its bitterness and its anger towards these people so beloved of God, who had taken from him his place as ruler of Creation. The men and the women lived carefree while, in the darkness, their enemy prepared its revenge.

2 God had ordered the men and the women to work to ensure their survival. This hard labour thus moved them away from apathy. And the men and the women could be inventive, because God had conceived them thus. They collected what He had placed for them in nature. They learned to organize these resources to ensure their survival and their life became better.

3 They took the wheat that grew in nature and cultivated it in their fields. The miller transformed wheat into flour in his mill. The baker cooked it in his furnace to make the bread. They took the corn that grew in nature and cultivated it also in their fields. They took the vegetables that grew in nature and cultivated them in their kitchen gardens. They gathered the fruits that were in certain trees and took nourishment from them. The pleasure brought by vegetables and fruits made them more pleasant to be around.

4 In the seas, rivers and lakes, they caught fish and their intelligence was increased. They invented the boat and the fish were still more in their hands. Sometimes, some of them awoke one morning under a boat. They thanked God for this gift then. They raised cows, pigs and sheep in their pasture, taking care of these creatures that had been entrusted to them by God. They nourished them and these creatures became fatter.

5 The butcher prepared the meat starting with the carcasses of these creatures. For that, they invented the knife, an instrument making it possible to separate the flesh into pieces. The meat that they drew nourished them, and they felt especially stronger after having consumed some. From the cows they also took milk, soft nectar without equal.

6 They sheared the sheep and took wool of it. They recovered the skin of it to make leather. They bound wool and leather to make of them clothing, which protected them from the wind and ensured the decency of their appearance. Nature giving them access to all that they could hope for, they had to invent the barrel, where they could store the fruits of their labour.

7 To protect themselves when the windows of the sky opened, they created for themselves houses and lived there. They arranged inside them beds, candles, tables, chairs… and all that could improve the comfort of their lives. For that, the miner took the stone and iron in the mines. And the logger cut the wood of the trees. To facilitate this work, the blacksmith melded iron and wood to forge tools of them, such as the axes or the knives.

8 Sometimes, God contributed to this age of happiness through giving to those who were pleased with the world some food that they did not have to produce. Sometimes, also, He encouraged them while making them more charismatic, stronger, or more intelligent. And each Sunday, before the meal, they met in the middle of their city, around the tomb of Oane, to pray together to He that loved them so much. Indeed, they did not have Priests yet, because they did not have need of them, being in direct communion with God.

Spyosu

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aurelien87



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MessageSujet: Re: Livre Premier - Partie II - Pré-Histoire   Dim 31 Oct - 0:31


Pré-Histoire III: L'acédie


La société des hommes et des femmes était belle et raffinée.

Ainsi, ils apprirent à produire du vin à partir du raisin, après de longues années passées à tenter de saisir les subtilités de l’affinement d’une telle boisson. Ils découvrirent également comment brasser la bière à partir de l’orge et du houblon. Pour cela, ils inventèrent des fours à la taille impressionnante. Ils durent apprendre à travailler de concert afin d’arriver à de tels résultats. Mais aucun ne doutait que le jeu en valait la chandelle.

De plus, les arts et les sciences furent alors conçues pour les élever encore plus vers Dieu. Ils apprirent à composer de la musique, les chants devenant de plus en plus beaux et les instruments qui les accompagnaient de mieux en mieux conçus. Ils découvrirent les plantes qui soignaient les plaies et les maladies, afin que leur santé serve à glorifier le Très Haut plus longtemps. Ils inventèrent l’écriture, qui leur permit de conserver tout leur savoir pour les générations à venir.

Dieu était satisfait. Ses enfants se sublimaient dans la place qu’Il leur avait donnée. Mais Il savait que ce beau printemps allait voir les fleurs de la vertu se faner. Car la Créature Sans Nom ruminait encore et toujours sa rage et sa colère. Tapie dans l’ombre, elle attendait le moment propice pour prouver au Très Haut que la réponse qu’avait donnée Oane n’était pas la bonne. Elle persistait dans l’erreur, niant la force de l’amour et s’entêtant à concevoir la domination du faible par le fort comme le sens de la vie.

Mais toutes les inventions que les humains avaient créées rendaient leur labeur moins dur. Ils avaient de moins en moins de travail à faire et de plus en plus de fruits à récolter. Là où auparavant, il leur fallait un mois pour récolter du blé, il ne leur en fallait plus désormais que le tiers. Alors qu’ils ne pêchaient auparavant qu’un poisson tous les deux jours, ils en avaient dorénavant un par jour, parfois deux. Là où ils leur fallait jadis travailler chaque jour pour cultiver des légumes, il ne leur restait plus désormais qu’à récolter.

Et la principale des sciences n’existait pas encore. La théologie était inconnue de ces humains. N’ayant pas de clercs, il n’y avait encore personne pour se consacrer entièrement à Dieu. N’ayant pas de texte sacré, il n’y avait rien à étudier. La foi humaine était brute, en cela qu’elle n’avait pas encore d’intermédiaire. Mais cette apparente pureté de leur amour pour Dieu était justement ce qui allait les conduire à leur perte.

Les humains se laissèrent griser par la douceur de leur vie. Elle leur semblait si douce et si agréable qu’ils ne comprenaient plus l’intérêt de consacrer leur vie au travail. Chaque plaisir leur donnait l’occasion de négliger leur labeur. Ils aimaient le monde, mais ils l’aimaient pour lui-même, pas parce que Dieu leur avait donné, par amour pour eux. Ils se détournaient peu à peu de l’amour de Dieu.

Le premier péché fut ainsi involontairement découvert par les humains. Elle porta plus tard le nom d’acédie. Celle-ci consistait à se détourner de l’amour divin, de s’abandonner à la vie matérielle en négligeant la vie spirituelle, de se préoccuper de l’instant sans garder à l’esprit ce pour quoi Dieu nous avait conçus. Elle allait amener aux autres péchés, conduisant ainsi les humains à leur perte. Elle atteignit son comble lorsque le dimanche ne fut plus occupé à la prière, mais à la paresse.

Citation :
Book of the Prehistory
Chapiter III - « Apathy »


1 The community of men and women became more beautiful and refined.

2 Thus, they learned how to produce wine starting from the grape, after long years spent trying to comprehend the subtleties and the refinement of such a drink. They also discovered how to brew beer starting from the barley and hops. For this they invented furnaces of impressive size. They had to learn how to work in concert in order to arrive at such results. But they did not doubt that the activity was worth the effort of it.

3 Moreover, arts and sciences were then conceived to raise them still more towards God. They learned how to compose music, the songs becoming increasingly beautiful and the instruments that accompanied them better and better conceived. They discovered plants that treated wounds and diseases, so that their health allowed them to serve and glorify God longer. They invented writing, which enabled them to preserve all their knowledge for the generations to come.

4 God was satisfied. His children had cultivated themselves in the place that He had given them. Nevertheless, He knew that this beautiful spring was going to see the flowers of virtue fading, because the Creature Without Name ruminated still on its rage and its anger. Lying low in the darkness, it awaited the moment to prove to the Most High that the answer that Oane had given was not the best. It continued in its error, denying the force of love and persisting to conceive the domination of the weak by the strong as the purpose of life.

5 But all the inventions that the human ones had created made their labor less hard. They had less and less work to do and more and more fruits to be collected. Where before it took a full month for them to raise and harvest wheat, they now could gain the same amount in only a third of the time. Whereas they before could only catch one fish every two days, they had one per day henceforth of them, and sometimes two. Where it was necessary for them formerly to work each day to cultivate vegetables, it did not remain to them any more from now on but to harvest them.

6 And the principal one of sciences did not exist yet, as Theology was unknown to these humans. Not having Priests, there was nobody yet to devote themselves entirely to God. Not having a holy text, there was nothing to study. The human faith was yet primitive, in that it did not yet have any intermediary between man and God. But this apparent purity of their love for God was precisely what was going to lead them to their loss.

7 The human ones became intoxicated by the gentleness of their lives. It seemed to them so easy and so pleasant that they did not understand any more the desire to devote their life to work. Each pleasure gave the opportunity to them to neglect their labour. They liked the world, but they liked it for itself, not because God had given it to them, by His love for them. They were diverted little by little from their love of God.

8 Thus did the humans involuntarily discover the first sin. It later bore the name of apathy. This sin consisted of being diverted from divine love, to give itself over to the material life by neglecting the spiritual life, to be concerned with the present without thought for what God had designed us for. This one sin was going to bring the other sins, thus leading the human ones to their loss. It reached its height when Sunday was not occupied any more with the prayer, but with sheer idleness.

Spyosu

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aurelien87



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MessageSujet: Re: Livre Premier - Partie II - Pré-Histoire   Dim 31 Oct - 0:33


Pré-Histoire IV: Les péchés

Les humains avaient découvert l’acédie. Ils avaient dédaigné l’amour de Dieu pour lui préférer les choses matérielles qu’Il avait créées. Ils avaient pris goût à une part du divin, en oubliant qu’il fallait aimer l’ensemble. Oane n’était plus là pour les guider, lui qui avait été le seul à comprendre ce qu’était l’amour du Très Haut. Maintenant seuls, privés de leur guide, les humains ne savaient plus différencier la vertu de l’erreur.

Certains se mirent alors à manger plus que la faim ne le leur demandait, y prenant un plaisir qui ne faisait que s’amplifier. Le goût sucré des fruits, la chaleur de la viande et l’ivresse de l’alcool prirent le pas sur les plaisirs simples de la vie. Il n’y avait plus la moindre place dans leurs plaisirs pour la douce senteur des fleurs, ni pour la beauté des paysages. Ils en arrivèrent à un tel point que même les si nombreux fruits de leur labeur ne suffisaient plus à combler leurs envies.

C’est alors que la gourmandise brisa les liens qui unissaient les hommes et les femmes. Chacun gardait pour soi les fruits de son propre labeur et refusait de les partager. Le fort produisait plus, mangeait plus, buvait plus, et devenait plus fort encore. Le faible produisait moins, mangeait moins, buvait moins, et s’affaiblissait. La communauté des hommes et des femmes se divisait à cause de leur goût immodéré des choses matérielles, qui les conduisit à l’avarice.

Alors, l’homme et la femme se firent orgueilleux. Le fort se mit à mépriser le faible, qui ne pouvait pas se nourrir autant qu’il le souhaitait. Comme la Créature Sans Nom, ils pensaient maintenant que le rôle des forts était de dominer les faibles. Celle-ci vit donc que l’heure de sa revanche était venue. Elle se mut dans l’ombre et s’approcha alors de ceux qui étaient ainsi méprisés, car ils n’avaient plus assez pour se nourrir. Elle leur demanda: “Pourquoi vous laissez-vous faire ainsi, pourquoi ne pas renverser les rôles?”

Et le faible se mit à envier le fort. Le fort, satisfait de sa situation, ne voyait pas le faible se demander pourquoi il était moins bien loti que lui. La Créature Sans Nom exultait de joie, car elle sentait l’heure de sa gloire arriver. Elle murmura à l’oreille du faible et attisa son envie. La colère gronda dans le coeur du faible, qui se révoltait intérieurement contre cette injustice. Elle lui demanda pourquoi il liait ce sentiment dans son esprit et ne le laissait-il pas s’exprimer?

Alors, l’homme et la femme frappèrent leurs frères et leurs soeurs. Prenant couteau et hache en main, chacun frappa l’autre en une tempête de violence et de destruction. Ils venait d’inventer la guerre, qui atteignit son paroxysme lorsque chacun se mit à brûler la maison et à dévaster les champs de l’autre. La Créature Sans Nom vint à nouveau près de ceux qui l’écoutaient et leur dit que la violence et la haine leur permettraient dorénavant de dominer leur prochain.

L’homme prit alors la femme et la femme prit l’homme. Le fort abusa du faible et le faible subit le fort. Tous s’unirent en une orgie bestiale de stupre et de violence. Leurs corps mêlés reflétaient les flammes des maisons qui brûlaient. La nourriture était dévorée, la boisson engloutie. Les paroles suaves encourageaient les gestes indécents. Une véritable orgie de débauche avait lieu. Et de l’amour de Dieu il ne fut plus question.


Spyosu[/i]

Citation :
Book of the Prehistory
Chapiter IV - « The sins »



1 The human ones had discovered apathy. They had scorned the love of God. They preferred the material things that He had created over God Himself. They had taken great enjoyment with a portion of the divine, forgetting that they must love the whole. Oane was not there any more to guide them, he who had been the only one to truly understand the love of the Most High. Now, without their guide, the human ones could no longer differentiate between the virtue and the sin.

2 Some were then reflected to eat more than hunger required it of them, taking there a pleasure that grew over time. The sweetened taste of fruit, the savour of meat and the intoxication of alcohol overtook the simple pleasures of the life. There was no more the least place in their pleasure for the soft scent of the flowers, nor for the beauty of the landscapes. They came to such a point that even the many fruits of their own labor were not enough any more to fill their desires.

3 At this point in time greed broke the bonds that linked the men and the women. Each one kept for themselves the fruits of their own labor and refused to share it. The strong produced more, ate more, drank more, and became stronger still. The weak ones produced less, ate less, drank less, and weakened. The community of men and women divided because of their immoderate taste for the material things that led them to avarice.

4 Then, the man and the woman developed pride. The strong started to scorn the weak ones, which could not be nourished as much as they wished it. Like the Creature Without Name, they thought now that the role of the strong was to dominate the weak. The Creature Without Name thus saw that the hour of its revenge had come. It then went forth in the darkness and approached those that were thus scorned. It asked them: “Why let these others make you thus, why not act to reverse these roles?”

5 And the weak started to envy the strong. The strong, satisfied with their situation, did not see the weak ones wondering why they were less gifted than the strong. The Creature Without Name gloated in joy, because it felt the hour of its glory arrive. It murmured in the ears of the weak and poked their desire. Anger thundered in the heart of weak, which revolted internally against this injustice. It asked them why they bound this feeling in their spirit and did not let it be expressed?

6 Then, man and woman struck their brothers and sisters. Taking knife and axe in hand, each one struck the other in a storm of violence and destruction. They had just invented war, which reached its paroxysm when each one started to burn the house and to devastate the fields of the other. The Creature Without Name came again close to those whom had listened to it and said to them that violence and hatred would henceforth enable them to dominate their neighbours.

7 The man then took the woman and the woman took the man. The strong misused the weak and the weak one suffered the strong. All were linked in a bestial orgy of indecent assault and violence. Their mixed bodies reflected the flames of the houses that burned. Food was devoured and drink was guzzled down. The whispers encouraged the indecent gestures. A true orgy of vice took place. And no more thought was given to the love of God.

Spyosu


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aurelien87



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MessageSujet: Re: Livre Premier - Partie II - Pré-Histoire   Dim 31 Oct - 0:34



Pré-Histoire V - Le roi du péché


Cela dura des semaines et des mois. La débauche des humains n’avait plus de limites. Plus aucun, alors, n’avait la moindre intention de travailler. La violence et le stupre étaient leur pain quotidien. Les greniers furent jetés à bas et tous se battirent pour récupérer le plus possible de denrées. Ils ne voulaient plus que s’abandonner à leur excès pour les choses matérielles.

Tous se méfiaient les uns des autres. Le moindre prétexte était bon pour recommencer leur ode à la violence. Lorsque l’un, poussé par la gourmandise, enviait les nourritures que l’autre possédait et tentait de les lui dérober, l’autre, poussé par l’avarice, répondait par la violence. Plus personne ne se parlait, sinon en se menaçant et en s’insultant.

Les hommes et les femmes ne regardèrent plus vers les étoiles. Le péché avait prit le contrôle de leur vie. Ils avaient oublié jusqu’à l’existence même de Dieu et ne ressentaient plus son amour. Ils n’aimaient plus que les plaisirs malsains du péché. Sans Oane pour la leur rappeler, la vertu fut oubliée et le vice fut élevé sur le piédestal de leur détestable vie.

Leur seul interlocuteur était la créature à laquelle Dieu n’avait pas donné de nom. Elle exultait de bonheur, pensant avoir enfin démontré au Très Haut que sa réponse était la bonne et que celle d’Oane était fausse. Selon elle, le fort devait dominer le faible et le faible se soumettre au fort. Elle niait la puissance de l’amour comme sens de la vie et détestait Oane pour la pureté de sa foi.

Elle fut la seule à s’être rappelé qu’il avait été enterré au centre de la cité. Pour le défier, elle alla sur sa tombe et en renversa la pierre tombale. Elle déterra le cadavre d’Oane et dansa une nuit entière, piétinant son corps, en chantant sa joie d’avoir détruit son oeuvre. Tout autour d’elle, la ville était en flammes, alors que les humains se battaient, se violaient, se tuaient et se torturaient mutuellement. L’heure du triomphe semblait être venue pour la créature que Dieu n’avait pas nommée.

Elle alla dans les mines récupérer ce dont elle avait besoin pour se forger sa couronne de reine de la Création. Elle était faite d’or, d’argent, de diamants, de rubis, d’émeraudes et de tout ce qu’on pouvait trouver de plus précieux au monde. Son poids témoignait de l’orgueil et de la haine envers les hommes et les femmes qu’avait développés la créature que Dieu n’avait pas nommée. Et celle-ci était la seule à lever les yeux au ciel, mais c’était pour afficher son sourire de triomphe envers Celui dont elle attendait l’aveu d’échec.

Alors, Dieu voulut donner une grande leçon à ces humains, qui l’avaient trahi. Le ciel se fit noir au-dessus de la communauté et les vents soufflèrent avec force. Il leur dit: “Alors que je vous ai donné mon amour, vous vous en êtes détournés, préférant écouter les paroles de la créature à laquelle je n’ai pas donné de nom. Vous avez préféré vous abandonner aux plaisirs matériels plutôt que de me rendre grâce.”

Il ajouta: “J’ai créé pour vous un lieu appelé Enfer, que j’ai disposé dans la lune, où les pires d’entre vous connaîtront une éternité de tourments pour les punir de leurs péchés. Dans sept jours, votre cité sera engloutie dans les flammes. Et ceux qui y seront restés passeront l’éternité en Enfer. Cependant, Je suis magnanime, et ceux d’entre vous qui sauront faire pénitence passeront l’éternité dans le soleil, où se trouve le Paradis.”

Spyosu


Citation :
Book of the Prehistory
Chapiter V - « The King of Sin »



1 That lasted for weeks and then months. Human vice did not have any more limits. Also, at that time, none had the least intention to work. Violence and indecent assault were their daily bread. The granaries were thrown down and all fought to recover food products as much as possible. They did not want anything more but to be given up with their excessive lust for material things.

2 All were wary of each other. The least pretext was good enough to start again their symphony of violence. When one, pushed by greediness, envied foods that the other had and tried to steal it for himself, the other, and full of avarice, answered by violence. Nobody any more spoke any words that were not threats or insults.

3 The men and the women did not look any more towards the stars. Sin had taken control of their lives. They had forgotten even the existence of God and did not feel any more His love. They liked nothing any more but the unhealthy pleasures of sin. Without Oane to remind them, virtue was forgotten and the vice was high on the pedestal of their hateful lives.

4 Their only outside communication was with the creature that God had not given a name. It gloated in happiness, thinking that it had finally shown the Most High that its answer was the truth and that the answer of Oane was false. According to it, the strong were to dominate the weak ones and the weak ones to submit themselves always. It denied the power of the love and hated Oane for the purity of his faith.

5 It was the only one to have remembered that he had been buried in the centre of the city. In defiance, it went there to his tomb and uncovered the tombstone. It unearthed the corpse of Oane and danced one whole night, trampling his body, and singing its joy of having destroyed his work. All around it, the city was in flames, as the humans fought, were violated, committed suicide and were tortured mutually. The hour of its triumph seemed to have come.

6 It went in the mines to recover that which it needed to forge its crown as ruler of Creation. This crown was made of gold, silver, diamond, ruby, emeralds and all that one could find that was valuable in the world. Its weight testified to pride and hatred towards the men and the women whom the creature had corrupted. And this one was the only one raising eyes to the sky, but only to show its smile of triumph towards God, of whom it awaited an admission of failure.

7 Then God desired to give a great lesson to these humans, who had betrayed Him. The sky went black above the community and the winds blew with great force. He said to them: “Whereas I gave you my love, you were diverted from Me, preferring to listen to the words of the creature to which I did not give a name. You preferred rather to give yourselves up to material pleasures than to return grace to me.”

8 It added: “I created for you a place called Hell, which I laid out in the moon, where the worst among you will know an eternity of torments to punish them their sins. In seven days, your city will be absorbed in the flames. And those that will have remained there will pass eternity in Hell. However, I am magnanimous, and those among you who will be able to make penitence will pass eternity in the sun, in Paradise.”


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aurelien87



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MessageSujet: Re: Livre Premier - Partie II - Pré-Histoire   Dim 31 Oct - 0:35



Pré-Histoire VI - La punition


Les humains s’étaient tant abandonnés au péché que Dieu avait décidé de les punir. Mais la plupart d’entre eux ne comprenaient pas en quoi ils avaient fauté, tant avait été grand leur abandon au vice. Ils avaient tellement pris goût aux plaisirs de la vie qu’ils tremblaient à l’idée de la quitter. Nombre d’entre eux décidèrent alors de fuir la ville maudite d’Oanylone. Mais la Créature Sans Nom trouva sept humains dont le goût pour le péché était si prononcé qu’ils en incarnaient chacun un.

Asmodée s’était abandonné à la gourmandise, Azazel à la luxure, Belial à l’orgueil, Lucifer à l’acédie, Belzébuth à l’avarice, Léviathan à la colère et Satan à l’envie. Suivant les conseils de la Créature Sans Nom, ils prêchèrent la rébellion contre Dieu, affirmant que seule la jalousie Le motivait dans sa décision de punir les humains. Ils ajoutaient qu’Il était faible et ne pourrait jamais mettre Sa menace à exécution. Nombre d’humains les écoutaient avec attention.

Sept humains avaient cependant compris quelle erreur ils avaient commis. Leur noms étaient Gabriel, Georges, Michel, Miguaël, Galadrielle, Sylphaël et Raphaëlle. Ils prêchèrent l’humilité, affirmant qu’il fallait accepter la punition pour se laver de ses péchés. Le discours de chacun témoignait des vertus qu’ils s’étaient mis à incarner. Gabriel faisait montre de tempérance, Georges d’amitié, Michel de justice, Miguaël de don de soi, Galadrielle de conservation, Sylphaël de plaisir et Raphaëlle de conviction. Seule une poignée d’humains était sensible à leurs paroles, mais la pureté de la foi de chacun d’entre eux valait le vice de cent pécheurs.

Les six jours furent terribles, les éclairs déchirant le ciel et le tonnerre ébranlant la volonté des plus faibles. Nombre d’humains fuirent alors la ville. Seuls restaient les plus vils, qui écoutaient les prêches des sept incarnations du péché, et les plus vertueux, qui, à l’instar des sept incarnations de la vertu, acceptaient la punition de Dieu. Même la Créature Sans Nom eut la prudence de prendre la fuite, laissant les sept corrompus s’aveugler dans leur folie.

Le septième jour vint conclure la sentence divine dans un titanesque cataclysme. Dans un tremblement assourdissant, le sol s’ouvrit sous les pieds des rares à être restés en ville. Des flammes hautes comme une cathédrale vinrent les dévorer. Les bâtiments furent mis à bas, les pierres s’effondrant sur leurs habitants, et les flammes dévastaient tout. Bientôt, toute la cité fut engloutie dans les entrailles de la terre, ne laissant plus aucune trace de son existence.

Les sept incarnations du péchés furent punies par Dieu. Elles furent jetées dans la lune, vivant depuis une éternité de souffrances sous le titre de Princes-démons. Ceux qui les avaient écoutés subirent le même terrible sort, portant depuis le titre de démons. Leur amour du vice et leur haine de Dieu ne faisant que s’accroître au cour des siècles, ils prirent de plus en plus de malsain plaisir à pratiquer leur office. Et leur corps refléta peu à peu la noirceur et la bestialité de leur âme.

Mais Dieu vit que les sept purs, ainsi que leurs disciples, avaient prouvé que les humains étaient capables de repentance et d’humilité. Il les éleva dans le soleil et furent bénis par une éternité de bonheur au Paradis. Les sept purs furent appelés archanges et leurs disciples anges. Ils devaient seconder le Très Haut en aidant les humains, chaque fois que ce serait nécessaire, à combattre la tentation de la créature qu’Il n’avait pas nommée.

Spyosu


Citation :
Book of the Prehistory
Chapiter VI - « Punishment »


1 The human ones had given themselves over to the sin as God had decided to punish them. But the majority of them did not understand that they themselves had fault in this, so much had they abandoned themselves to their vices. They had taken so much enjoyment in the pleasures of life that they trembled at the idea of any punishment or deprivation. Great numbers of them then decided to flee the cursed city of Oanylone. Nevertheless, the Creature Without Name found seven humans whose taste for sin was as if they truly could be the very incarnation of it.

2 Asmodeus had been given up in greediness, Azazel with lust, Belial with pride, Lucifer with apathy, Beelzebub with avarice, Leviathan with anger and Satan with envy. According to the councils of the Creature Without Name, they preached rebellion against God, affirming that only jealousy justified Him in His decision to punish the human ones. They added that He was weak and could never put His threat into execution. Many of the human ones listened to them with attention.

3 Seven other humans, however, understood well the errors they had made. Their names were Gabriel, George, Michel, Uriel, Galadrielle, Selaphiel, and Raphaella. They preached humility, affirming that it was necessary to accept the punishment in order to wash away the sin. The speech of each one testified to the virtues that they had started to incarnate. Gabriel made watch of temperance, George of friendship, Michel of justice, Uriel of generosity, Galadrielle of conservation, Selaphiel of pleasure, and Raphael of conviction. Only a handful of the human ones were sensitive to their words, but the purity of the faith of each one of these was worth the vice of one hundred sinners.

4 The six days were terrible, the lightning tearing the sky and the thunder shaking the will of the weakest. Multitudes of the human ones fled the city then. There only remained the vilest, which listened to the sermons of the seven incarnations of sin, and the most virtuous, which, like the seven incarnations of virtue, accepted the punishment of God. Even the Creature Without Name had prudence to escape, letting the seven corrupted ones forward its ambitions alone in their madness.

5 The seventh day concluded the divine sentence in a titanic cataclysm. In a deafening tremor, the ground opened under the feet of the few remaining in the city. The high flames devoured them. The buildings were broken down, the stones raining on their inhabitants, and the flames devastated all. Soon, the entire city was absorbed into the bowels of the earth, not leaving any more trace of its existence.

6 God punished the seven incarnations of the sins. They were thrown to the moon, alive for an eternity of sufferings under the title of Prince-demons. Those whom had listened to them underwent the same terrible fate, bearing since the title of demons. Their love of vice and their hatred of God only increasing at the passage of the centuries, they took more and more unhealthy pleasure to practice their office. And their bodies reflected little by little the blackness and the beastliness of their hearts.

7 But God saw that the seven pure ones, and those who had followed them, had proven that the human ones were capable of repentance and of humility. He raised them to the sun and they were blessed by an eternity of happiness in Paradise. The seven pure ones were called archangels and their disciples were called angels. They were to assist the Most High by helping the human ones, each time it would be necessary, to fight the temptation of the creature which He had not named.


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aurelien87



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MessageSujet: Re: Livre Premier - Partie II - Pré-Histoire   Dim 31 Oct - 0:36


Pré-Histoire VII - L’exode


La ville toute entière d’Oanylone fut ainsi engloutie dans les entrailles du monde, dévorée par les flammes. Afin de purifier les lieux, Dieu répandit du sel sur les traces de la cité du péché, afin que plus aucune vie ne s’y installe et n’y prospère. La puissance du cataclysme divin vint couvrir le ciel de poussière sur plusieurs lieues à la ronde. Les divers groupes qui l’avaient fui redoublèrent de célérité afin d’échapper à la catastrophe, laissant derrière eux leur ancienne vie. La plupart pleurèrent de ce qui leur semblait être une injustice. S’étant détournés de Dieu et de Son amour, ils ne comprenaient pas Sa juste décision divine.

Certains arrivèrent jusqu’à la mer. Ils coupèrent du bois et en firent des bateaux. Ils mirent beaucoup de temps pour achever ces constructions. En effet, ils avaient perdu l’habitude du labeur et peinaient à se mettre au travail. Ils passaient plus de temps à paresser sur la plage qu’à chercher à se nourrir ou à construire leur navires. Mais le sombre nuage de poussière leur rappelait sans cesse qu’ils devaient s’activer. Peu à peu, ils reprirent goût à l’effort et, même si ils ne vivaient plus dans la vertu, leur sociétés viciées ne connaissaient plus la débauche de péchés qu’ils pratiquaient à Oanylone.

Lorsque les bateaux furent prêts, ils partirent parcourir le monde, traversant les mers et accostant sur toutes les côtes qui leur semblaient propices. D’autres groupes d’évadés fuirent le cataclysme en s’enfonçant encore plus loin à l’intérieur des terres. Ils traversèrent diverses forêts, marécages, rivières, fleuves, vallées, collines, montagnes, ravins, glaciers et plaines. Chaque fois qu’ils trouvaient un lieu propice à leur installation, un groupe s’y arrêtait et y fondait une ville.

Ainsi, ils peuplèrent petit à petit le monde entier, installant des villages partout où ils passaient. Chaque cité organisa son système politique. Ils élirent des chefs, qui géraient les ressources de leurs communautés. Ceux-ci nommèrent des gardes, afin que les lois de la cité soient respectées. Afin de financer cette hiérarchie naissante, ils prélevèrent l’or et l’argent des mines et les fondirent pour en faire de la monnaie. Celle-ci leur facilitait les échanges au sein de chaque ville.

Mais, surtout, cela leur permettait d’échanger des marchandises entre cités. Mais ce commerce enrichissait certaines alors qu’il appauvrissait les autres. Les cités se concurrençaient de plus en plus pour le contrôle des ressources. Ce qu’elles ne pouvaient avoir par le commerce, elles tentaient de l’obtenir par la force. Ainsi, chaque cité organisa une armée, engageant des soldats, afin de combattre pour enrichir leur communauté et ses dirigeants.

Alors, Dieu décida de leur permettre d’apprendre ce qu’était l’amitié, afin que, plus jamais, un humain n’en tue un autre. Il divisa le langage unique en une multitude de langues. Les humains ne se comprirent alors plus entre les cités. Le Très Haut leur permit ensuite de pouvoir apprendre les langues qu’ils ne connaissaient pas. Cet apprentissage nécessitait pour chacun de s’ouvrir à la culture de l’autre. Ainsi, ils étaient moins enclins au combat, étant donné les efforts nécessaires pour apprendre les langages de ceux qu’ils voulaient attaquer.

Spyosu


Citation :
Book of the Prehistory
Chapiter VII - « Exodus »



1 The whole city of Oanylone was thus absorbed into the bowels of the world, devoured by the flames. In order to purify the land, God spread salt on the traces of the city of the sin, so that no more life would settle and thrive there. The power of divine cataclysm covered the sky in dust for several miles around. The various groups that had fled redoubled their speed in order to escape the catastrophe, leaving behind them all vestiges of their old life. The majority cried out at what seemed to them to be an injustice. Being separated from God and His love, they did not understand the rightness of His divine decision.

2 Some arrived to the sea. They cut trees and made boats of them. It took them much time to complete these constructions. Indeed, they had lost the practice of the labor and it pained them to be put to work. They spent more time lounging on the beach than seeking to nourish themselves or building their ships. But the rolling clouds of dust reminded them always that they were to be working. Little by little, they took again enjoyment of the effort and, even if they did not live any more in the virtue, their debased companies did not know any more the vice of the sins that they had practised in Oanylone.

3 When the boats were ready, they left to traverse the world, crossing the seas and landing on all the coasts that seemed to them favourable. Other groups of refugees fled even further inland in flight from the cataclysm. They crossed various forests, marshes, rivers, streams, valleys, hills, mountains, ravines, glaciers and plains. Each time they found a place favourable to their settlement, a group stopped and founded a city there.

4 Thus, they populated the whole world gradually, installing villages everywhere they came to. Each city organized its political system. They elected chiefs, who managed the resources of their communities. Those named guards, so that the laws of the city were respected. In order to finance this incipient hierarchy, they took gold and silver from the mines and melted them to make currency of it. This idea facilitated the exchanges between each city.

5
But, especially, it enabled them to exchange goods between cities. But this trade enriched some whereas it impoverished others. The cities were competing more and more between themselves for control of the resources. What they could not have by trade, they tried to obtain by force. Thus, each city organized an army, training up soldiers, in order to fight to enrich their community and its leaders.

6 Then, God decided to allow them to learn the friendship, so that humans would cease killing each other. He divided the single language into a multitude of languages. The human ones were no longer able to understand the words spoken in other cities. The Most High then allowed them to be able to learn the languages that they did not know. This training required for each one to open itself to the culture of the other. Thus, they were less inclined to combat, being given understanding of the other due to efforts necessary to learn the languages from those that they wanted to attack.

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MessageSujet: Re: Livre Premier - Partie II - Pré-Histoire   Dim 31 Oct - 0:37




Pré-Histoire VIII - Le paganisme


Les groupes d’humains ayant fui Oanylone s’étaient ainsi dispersés et avaient peuplé le monde. Leurs descendants avaient constitué des cités, formé des gouvernements et inventé l’argent, qui permettait le commerce. Mais ils avaient aussi inventé la guerre et, pour les encourager à mieux se connaître au lieu de se battre, Dieu avait divisé le langage unique en une multitude de langues.

Parmi tous ces humains, un groupe se forma, cherchant à comprendre la réalité divine. Mais ce groupe était tout aussi ignorant de Dieu que le reste de l’humanité. Les humains ne ressentaient plus l’amour divin, car ils s’étaient détournés de Lui. Ils cherchaient une explication à leur vie, alors que la réponse leur était donnée. Mais ils ne savaient plus l’écouter et y restaient sourds.

Le groupe décréta que dans chaque chose, dans chaque élément qui entoure les hommes et les femmes, il y avait un esprit dont la puissance dépassait l’entendement. Ces esprits élémentaux possédaient des pouvoirs surhumains. Ils étaient dotés de personnalités variées et ne manquaient jamais de se concurrencer afin de prouver lequel était le plus fort. Ils entraient souvent en colère et n’hésitaient jamais à se mesurer l’un à l’autre, par humains interposés.

Ainsi, n’ayant plus Dieu dans leur coeur, ils s’étaient inventés tout un panthéon de faux dieux. Comme le ciel couvre le monde et qu’il est la source de la lumière, il firent du dieu du ciel le roi de leurs divinités. Sa foudre devint rapidement célèbre et tout humain apprit très vite à la craindre. Comme les humains ne connaissaient plus la vertu, les dieux qu’ils s’étaient inventés étaient aussi débauchés qu’eux. Leur roi divin pouvait se transformer en nuage d’or pour pratiquer le péché de luxure avec des princesses.

Pour honorer leurs multiples divinités, les humains créèrent des églises qui leur étaient dédiées et les nommèrent “temple”. Eux-mêmes, faisant office de clerc dans leur paganisme, se nommèrent “prêtres”. Ils suppliaient l’aide de leurs dieux et, en échange, leur sacrifiaient des animaux. Alors que Dieu avait enseigné à Oane que les multiples créatures du monde, bien que soumises aux humains, devaient être respectées, c’est par leur sang que les païens révéraient leurs fausses divinités.

Mais il n’y avait pas d’amour pour leurs nouveaux dieux. Ceux-ci ne servaient qu’à rendre des services en échanges de ces sacrifices. Certes, ces païens respectaient leurs divinités, mais c’était par peur plutôt que par amour. De nombreuses cités se regroupèrent en royaumes, ayant à leur tête des rois. Ceux-ci firent appel aux prêtres païens afin que leurs divinités leur viennent en aide, et les faux clercs croyaient lire dans les entrailles l’avenir des cités.

Mais il restait un vide dans le coeur des hommes et des femmes. Il leur manquait ce pour quoi ils avaient été conçus. Il leur manquait l’amour que Dieu voulait leur donner et qu’Il attendait en retour. Alors, Dieu décida que le moment était venu de se rappeler à Sa Création. Il trouva un enfant dans la cité qui s’appelait Stagire et lui enseigna Sa Parole afin que l’Homme retrouve le chemin de la vertu. Cet enfant s’appelait Aristote.

Spyosu


Citation :
Book of the Prehistory
Chapiter VIII - « Paganism »



1 The groups of humans having fled Oanylone thus had dispersed and populated the world. Their descendants had founded cities, had formed governments and had invented money, which allowed trade. But they had also invented war and, to encourage them to better knowledge instead of more fighting, God had divided the single language into a multitude of languages.

2 Among all these humans, a group was formed, seeking to understand divine reality. But this group was quite as ignorant of God as the rest of humanity. The human ones did not feel any more His divine love, because they had been diverted from Him. They sought an explanation to their life, while the answer was given to them. But they could no longer listen to it and remained deaf to His love.

3 The group decided that in each thing, in each element that surrounds the men and women, there was a spirit whose power exceeded their understanding. These elemental spirits had superhuman capacities. They were equipped with varied personalities and never failed to compete with each other in order to prove who was strongest.

4 Thus, no longer having God in their hearts, they had invented a whole Pantheon of false gods. As the sky covers the world and is the source of the light, they made the god of the sky the king of their divinities. Its lightning quickly became famous and every human very quickly learned to fear it. As the human ones did not know any more the virtue, the gods whom they had invented were as corrupt as themselves. Their divine king could transform himself into a gold cloud to practice the sin of lust with princesses.

5 To honor their multiple divinities, the human ones created churches that were dedicated to them and named them “temples.” Themselves, acting as preachers in their paganism, appointed “priests.” They begged the assistance of their gods and, in exchange, sacrificed animals to them. Whereas God had taught through Oane that the multiple creatures of the world, although subjected to humans, were to be respected, it was by their blood that the pagan ones revered their false divinities.

6 But there was no love for their new gods. Those were only used to render services in exchange for these sacrifices. Admittedly, these pagans respected their divinities, but it was by fear rather than by love. Many cities gathered in kingdoms, having at their head the kings. These called upon the pagan priests so that their divinities should come to them to provide assistance, and the false priests believed the future of the cities was written in animal entrails.

7 But there remained a vacuum in the heart of the men and women. They missed that for which they had been conceived. They missed the love that God wanted to give them and that He waited for in return. Then, God decided that the moment had come to remind His Creation of its purpose. He found a child in the city that was called Stagirus and taught His Word to him so that the man could find the way of virtue. This child was called Aristotle.


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